Àtbénagore, Leg
53 ORIGINKS DU CHRISTIANISHE. (An 101]
Mais ce n'était pas la faute de l'empereur. Il Taisait bien ce qu'il pouvait. L'objet qu'il avait en vue, l'amélioration des hommes, demandait des siècles. Ces siècles, le christianisme les avait devant lui ; l'empire ne les avait pas.
La cause universelle, disait le sage empereur, esi un
tOTTeoi qui entraîne toute chose. Quels chétiTs politiques
que ces petits hommes qui préteudent régler les affaires
sur les maximes de la philosophie! Ce sont des bambins
dont on débarbouille le nez avec un mouchoir. Homme,
que veux-tu 7 Fais ce que réclame présentement la nature.
Va de l'avant, si tu peux, et ne l'inquiète pas de savoir si
quelqu'un s'occupe de ce que tu fais. N'espère pas qu'il y
ait jamais une république de Platon ; qu'il te suffise d'amé-
liorer quelque peu les choses, et ne regarde pas ci résultat
comme un succès de médiocre importance. Comment, en
eiïet, changer les ditipositions intérieures des hommes? Et,
:& changement dans leurs pensées, qu'aurais-tu autre
que des esclaves attelés au joug, des gens affectant
jrsuasion hypocrite. Va donc, et parle-moi d'Alexandre,
ilippe, deDémétrius de Phalëre.S'ilsn'ontjotié qu'un
'acteurs tragiques, personne ne m'a condamné à les
. L'œuvre de la philosophie est chose simple et mo-
: ne m'eotralue donc point dans une morgue pleine
Stentioû ■.
Pmiéeh IX, 19.