‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 360 sur 364 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Voir ci-dessus, p

persécutés d'aujourd'hui trouveront que l'ingérence de l'État dans le domaine de la conscience est parfaitement légitime.

La haine entre le christianisme et l'empire était la liaine de gens qui doivent s'aimer un jour. Sous les Sévères, le langage de l'Église reste ce qu'il fut sous les Antonins, plaintif et tendre. Les apologistes aflBchent une espèce de légitimisme, la prétention que l'Église a toujours salué tout d'abord l'empereur*. Le principe de saint Paul portait ses fruits : « Toute puissance vient de Dieu; celui qui tient l'épée la tient de Dieu pour le bien. »

Cette attitude correcte à l'égard du pouvoir tenait à des nécessités extérieures tout autant qu'aux principes mêmes que T Eglise avait reçus de ses fondateurs. L'Eglise était déjà une grande association; elle était essentiellement conservatrice; elle avait besoin d'ordre et de garanties légales. Cela se vît admirablement dans le fait de Paul de Samosate, évéque d'Antioche sous Aurélien *. L'évêque d'Antioche pouvait déjà passer, à cette époque, pour un haut personnage. Les biens de l'Église étaient

Xeîav. Athénagore, Leg., 37; TeituUien, Apol.y 30. Comparez FVNDATORi QviETis, dans Tinscriplion de i'Arc de Gonstaotin.

Page 1