Voir fa carte, dans le volume de Tables
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doute le christianisme; mais ce fut avant tout l'Orient. L'Orient, c'est-à-dire la moitié de l'empire parlant grec, avait, depuis la mort de Marc-Aurèle, pris de plus en plus le dessus sur l'Occident, parlant latin« L'Orient était plus libre, plus vivant, plus civilisé, plus politique. Déjà Dioctétien avait transporté à Nicomédie le centre des affaires. En bâtissant une Nouvelle Rome, sur le Bosphore, Constantin réduisit la vieille Rome à n'être plus que la capitale de l'Occident. Les deux moitiés de l'empire devinrent ainsi presque étrangères l'urne à l'autre. Constantin est le véritable auteur du schisme entre l'Église latine et l'Église grecque. On peut dire aussi qu'il posa la cause éloignée de l'islamisme. Les chrétiens parlant syriaque et arabe, persécutés ou mal vus par les empereurs de Conslantinople , devinrent un élément essentiel de la clientèle future de Mahomet.
Les cataclysmes qui suivirent la division des deux empires, les invasions des barbares, qui épargnèrent Consts^tinople et tombèrent sur Rome de tout leur poids, réduisirent l'antique capitale du monde à un rôle borné, souvent humble. Cette primauté ecclésiastique de Rome, qui éclate avec tant d'évidence au ii* et au m* siècle, n'existe plus depuis que l'Orient a une existence et une capitale séparées. L'empire chrétien, c'est l'empire d'Orient, avec ses
IGINES DO CtlRiSTUKISME.
méniques, ses empereurs orthodoxes, î cour. Cela dura jusqu'au vue siècle.
: ce temps, prenait sa revanche, par le . profondeur de son esprit d'organisa^ ommes que saint Damase, saint Léon, rrand! Avec un courage admirable, la lille à la conversion des barbares; elle , elle en fait ses clients, ses sujets, 'œuvre de sa politique fut son alliance m carlovingienne et le coup hardi par tablit dans celte maison l'empire d'Ocdepuis S'ik ans. L'empire d'Occident, Lit détruit qu'en apparence. Ses secrets i le haut clergé romain. L'Église de , en quelque sorte le sceau du vieil emen servit pour authentiquer subrepticeout du jour de Noël de l'an 800. Le rêve hrétien recommença. Au pouvoir spiribras séculier, un vicaire temporel. Le , n'ayant pas dans sa nature cet esprit !st inhérent k l'islamisme, par exemple, rer de son sein une milice ; il devait ,nder hors de lui, h. l'empire, aux barroyauté constituée par les évêques.
fat musulman, il y a l'infini. Même au quand la papauté admet et proclame
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l'idée d'une chrétienté armée, le pape ni ses légats n'arrivent jamais à être des chefs militaires. Un saint empire, avec un Théodose barbare, tenant l'épée pour protéger l'Église du Christ, voilà, l'idéal de la papauté latine. L'Occident n'j' échappa que gr£Lce & l'indocilité germanique et au génie paradoxal de Grégoire VII. Le pape et l'empereur se brouillèrent k mort; les nationalités, que l'empire chrétien. de Constantinople avait étoufTées, purent se développer en Occident, et une porte fut ouverte k In liberté.
Cette liberté ne fut presque en rien l'œuvre du christianisme. La royauté chrétienne vient de Dieu; le roi fait par les prêtres est l'oint du Seigneur. Or le roi de droit divin a bien de la peine k être un roi constitutionnel. Le trône et l'autet deviennent ainsi deux termes inséparables. La théocratie est un virus dont on ne se purge pas. Le protestantisme et la Révolution furent nécessaires pour qu'on arrivât h concevoir la possibilité d'un christianisme libéral, et ce christianisme libéral, sans pape ni roi, n'a pas encore assez fait ses preuves pour qu'on ait le droit de parler de lui comme d'un fait acquis et durable dan? l'histoire de l'humanité.
QHAPITHE XXXIV
TBAHSFOBMATIOMS ULTBKIBUBBS.
isi une religion faite pour la consolation intéd'un tout petit nombre d'élus devint, par une
inouïe, la religion de millions d'hommes, lant la partie ta plus active de rtiumanité. jitout dans les victoires de l'ordre religieux it vrai de dire que tes vaincus font la loi aux Burs. Les foules, en entrant dans les petites
de saints, y portent leurs imperfections, parirs souillures. Une race, en embrassant un ui n'avait pas été fait pour elle, le transforme les besoins de son imagination et de son
ns la primitive conception ctirétienne, un chréut parfait; le pécheur, par cela seul qu'il était r, cessait d'être chrétien. Quand des villes s arrivèrent h se convertir en masse, tout fut
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changé. Les préceptes de dévouement et d'abnégation évangéliques devinrent inapplicables; on en fit des conseils, destinés uniquement à ceux qui aspiraient à la perfection. Et cette perfection, où pouvaitelle se réaliser? Le monde, tel qu'il est fait, l'exclut absolument; celui qui, dans le monde, pratiquerait TËvangile à la lettre, jouerait le rôle d'une dupe et d'un idiot. Reste le monastère. La logique reprenait ses droits. La morale chrétienne, morale de petite Église et de gens retirés du monde, se créait le milieu qui lui était nécessaire. L'Évangile devait aboutir au couvent; une chrétienté ayant ses orgam'smes complets ne peut pas se passer de couvents S c'està-dire d'endroits où la vie évangélique, impossible ailleurs, puisse se pratiquer. Le couvent est l'Église parfaite; le moine est le vrai chrétien^. Aussi les œuvres les plus efficaces du christianisme ne sontelles exécutées que par les ordres monastiques. Ces ordres, loin d'être une lèpre qui serait venue attaquer par le dehors l'œuvre de Jésus, étaient les conséquences internes, inévitables, de l'œuvre de Jésus. En Occident, ils eurent plus d'avantages que d'in-
4. L* Angleterre et rAmérique échappent à cette nécessité par leurs petites congrégations, qui sont presque des couvents à leur manière.