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Paul, Sent., V, xxi, § 4 ; Hsnel, Corpus legum, p

64 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 102]

étaient la revanche que prenaient les païens. La plus abominable des calomnies était Taccusation d'adorer les prêtres par des baisers infâmes. L'attitude du pénitent dans la confession put donner lieu à cet ignoble bruit*. D'odieuses caricatures circulaient dans le public, s'étalaient sur les murs. L'absurde fable selon laquelle les juifs adoraient un âne* faisait croire qu'il en était de même des chrétiens •. Ici, c'était l'image d'un crucifié à tête d*âne recevant l'adoration d*un gamin ébouriffé*. Ailleurs, c'était un personnage à longue toge et à longues oreilles, le pied fendu en sabot, tenant un livre d'un air béat, avec cette épigraphe : devs christianorvh ono- KOiTHC*. Un juif apostat, devenu valet d'amphithéâtre, en fit une grande caricature peinte, à Car-

4. Minuc. Félix, 9. Comp. Tertul., De pœnit., 9, presbyteris advolvi; Martigny, DicL, p. 94 et 264.

2. Jos., Contre Apion^Uy 7; Tacite, Hist., V, 3; Plut., quœsl. conv., IV, V, î. Comp. Mamachi, Ant. christ., ly 91, 449etsuiv.

3. Minucius Félix, 9, 28; Terlullien, ApoL, 16; Celse, dans Orig., VI, 30. Sur la piorro de Stefanooi, voir V Antéchrist, p. 40, nolQ, CÎMdiiier y His t. d a gnost., pi. vi, n'406; expl., p. 79.

4. Le crucifix grotesque du Palatin répond si bien aux textes do Minucius Félix et de Celse, qu'on doit le croire des dernières années de Marc-x\urèle. Voir l'Antéchrist, p. 40, noie; F^. Becker, Das Spott-Crucifix, î« édit., 4876 ; de Rossi, Bull., 4863, p. 1% ; 4867, p. 76.

5. Terre cuite du duc de Luynes (au cabinet des antiques de Il Bibl. nat.), provenant de Syrie.

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tha|p, dans les dernières années du ir siècle ^ Un mystérieux coq, ayant pour bec un phallus et pour inscription cûthp kocmot, peut aussi se rapporter aux croyances chrétiennes *.

Le goût des catéchistes pour les femmes et les enfants donnait lieu à mille plaisanteries. Opposée à la sécheresse du paganisme, TÉgiise faisait Teflet d'un conventicule d'efféminés •. Le sentiment tendre de tous pour tous, entretenu par Vaspasmos et exalté par le martyre, créait une sorte d'atmosphère de mollesse, pleine d'attrait pour les âmes douces et de danger pour certaines autres. Ce mouvement de bonnes femmes affairées autour de l'église*, l'habitude de s'appeler frères et sœurs, ce respect pour révéque, amenant à s'agenouiller fréquemment devant lui, avaient quelque chose de choquant et provoquaient des interprétations ineptes*. Le grave

4. Tertullien, ApoL, 46 : Auribus aaininis, allero pede tmguUUui, librum gestans et togatus; le même, Ad nat., I, 4 : /n loga, cum libfo, allero pede ungiUalo, Cf. de Rossi, Roma toU,, m, p. 353-354.

t. Mam/cbi, Ant. christ., 1, 430.

3. Cels^. dans Orig., III, 49, 50, 5«, 56. Ot ifàpiv TfwaOll «ai lUipQocCoK icapOévotc te xal irpedéurou; çXvapetv ifj|jiâ^ )iYOvTfc. Tatieo,

Adv, Gr.j 33; Clém. d'Alex., Slrom., IV, ch. 8; Theodoret, Adv. Gr.,\\ Lacl., fnslU., VI. 4. Cf. S. Paul, p. 24«.

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