TertuUîen, Apol
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3. Eus., //. £., IV, i8; saint Jér., De viris ill., 23. Le Ao^oç ira^fluveTtxoç fait des emprunts à la Chronique de Jules Africain et est par conséquent postérieur ^ l'an %t\ . Cf. Zeilschrift fur Kir^ chengesch., II, p. 349 et auiv. Quant au Aô^oç ir^ ÈXX^^aç, commençant par Hti 6isoXci$Ti7t, on a été s^mené, par des raisons insuffisantes, à l'attribuer, soit à Ambroise, Tami d'Origône, soit à Apollonius (Eus., H. E,y V, 24 ). Cf. Cureton, Spicil. syr., p. 44 et suiv. ; Otto, Corp, apoL, IX, p xxviii et suiv
lOS ORIGINES DU CHRISTIANISME [Ad 1«4)
dans le cœur de l'homme; il achève ce que les lumières naturelles ont commencé; loin de s'élever sur les ruines de la raison, le christianisme n'en est que le complet épanouissement; il est la vraie philosophie. Tout porte à croire que l'apologie perdue de Méliton était conçue dans cet esprit'. L'école plus ou moins gnostique d'Alexandrie, en s'attachant à la même manière de voir, lui donnera, au ni* siècle, un immense éclat. Elle proclamera, comme Justin, que la philosophie grecque est la préparation du christianisme, l'échelle qui mène au Christ*. Le platonisme surtout, par sa tendance idéaliste, est, pour ces chrétiens philheltènes, l'objet d'une faveur marquée. Clément d'Alexandrie ne parle des stoïciens qu'avec admiration'. A l'entendre, chaque école de philosophie a saisi une particule de la vérité*. Il va jusqu'à dire que, pour connaître Dieu, tes Juifs ont
... I hètes, les Grecs ont eu la philosophie et
spires tels que la Sibylle et Hystaspe, u'un troisième Testament ait créé la conirituelle et réduit les deux autres révélat de formes vieillies '.
Ame, Epitt., 83 (84). H est probable qu'Aristide et Gèrent de la même nuoière.
Alex., Slrom., VI, ch. 7, 8, 10, il, 18. ', cil. 6.
(An 104] MÂRGAURàLB. m
Mais le sentiment chrétien éprouvera une vive antipathie devant ces concessions d'une apologie sacrifiant l'âprelé des dogmes au désir de plaire à ceux qu'elle veut gagner. L'auteur de VÉpîlre à Dio^ gnète se rapproche de Tatien par l'extrême sévérité avec laquelle il juge la philosophie grecque. Le Sar-easme^ d'Hermias est sans pitié. L'auteur des Philoiophuména regarde la philosophie antique comme la source de toutes les hérésies \ Cette méthode d'apologie, la seule, à vrai dire, qui soit chrétienne, sera reprise par TertuUien avec un talent sans égal. Le rude Africain opposera aux énervantes faiblesses des apologistes helléniques le dédain du Credo quia absurdum*. Il n'est en cela que l'interprète de la pensée de saint Paul ^. a On anéantit le Christ, aurait dit le grand apôtre devant ces molles complaisances. Si les philosophes pouvaient, par le progrès naturel de leurs pensées, sauver le monde, pourquoi le Christ est-il venu? pourquoi a-t-il été crucifié? Socrate, dites-vous, a connu le Christ en partie*. C'est donc aussi en partie par les mérites de Socrate que vous êtes justifiés ! »