Tertullien, Scorpiace
lis ORIGINES DD CHRISTIANISME, lAn IGïJ
les femmes riches, à qui leur înâépendaDce inspirait le désir d'un rôle personnel. L'Église orthodoxe suivait la règle sévère tracée par saint Paul, laquelle interdisait toute participation de la femme aux exercices de l'Église'. Dans ces petites sectes, au contraire, la femme baptisait, officiait, présidait h la liturgie, prophétisait. Aussi opposés que possible de mœurs et d'esprit, les gnostiques et les montanistes avfùent cela de conunun, que, à cdté de tous leurs docteurs, on trouve une femme prophétesse : Hélène à côté de Simon, Phiiumène à côté d'Apelle*, Priscille et Maximille h côté de Montan, tout un cortège de femmes autour de Markos* et de Marcion*. La fable et la calomnie s'emparèrent d'une circonstance qui prêtait au malentendu. Plusieurs de ces créatures peuvent n'être que des allégories sans réalité ou des inventions des orthodoxes. Mais sûrement l'attitude modeste que l'Église catholique imposa toujours aux femmes, et qui devint la cause de leur ennoblissement, ne fut guèi'e observée dans ces petites sectes, assujetties è. une règle moins rigoureuse
*. TerUill., Debapt.,il.
S. Apellet lapsus in feminam. Tertullieo, De pratcr., 30.