‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 8 sur 364 · Pensées, VIII, 4 ; cf. I · texte numérisé non relu

Pensées, VIII, 4 ; cf. I

3. Gapit., Ant. le Pieux, 40; AnL le Phil , «, 3; Pensées, I,

fâdlOf] MARC-AUftÈLE. H

celui de ses maîtres eux-mêmes : habits simples et modestes, barbe peu soignée, corps exténué et réduit à rien, yeux battus par le travail^ Aucuii& étude, même celle de la peinture, ne lui resta étrangère*. Le grec lui devint familier; quand il réfléchissait aux sujets {^losophiques, il pensait en cette langue; mais son esprit solide voyait la fadaise des exercices littérahres où l'éducation hellénique se perdait* ; son style grec, bien que correct, a quelque chose d'artificiel qui sent le thème. La morale était pour lui le dernier mot de l'existence, et il y portait une constante application.

Comment ces pédagogues respectables, msâs un peu poseurs, réussirent-ils à former un tel homme? Voilà ce qu'on se demande avec quelque surprise. A en juger d'après les analogies ordinaires, il y avait toute apparence qu'une éducation ainsi surchauffée tournerait au plus mal. C'est qu'à vrai dire, audessus de ces maîtres appelés de tous les coins du monde, Marc eut un maître unique, qu'il révéra par-'dessus tout; ce fut Antonin. La valeur morale de l'homme est en proportion de sa faculté d'ad-

p. 5 et suiv.; Eusèbe, Chron., p. 468, 469, Schœoe; Lucien, Démonax, 34 ; iEïius Arist., Éloge d'Alex., 0pp., I, p. 434, Dindorf.

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