‹ Histoire des origines de ChristianismeChapitre 84 sur 364 · NC{AtC0[1.8V0l VO[i.Ct · texte numérisé non relu

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2. Eusèbe, IV, XXIV, 4 ; Clém. d'Alex., Ed. ex scr^*:^. proph., 56; Tertullien, traité In Hermogenem entier; Prœscr.,ZO; De monog., 46 j De anima, 4,4; Théodoret, I, 49; PhiJastre, 53; Pseudo-Aug., 44.

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MarkosS dont les disciples s'appelaient markosiens*, sortit, au contraire, de Técole de Basilide. Les formules sur la télrade^ qu'il prétendait lui avoir été révélées par une femme céleste, qui n'était autre que Sigé elle-même, eussent été inoffensives s'il n'y eût joint la magie, des prestiges de thaumaturge, des philtres, des arts coupables pour séduire les femmes. Il inventa des sacrements particuliers, des rites, des onctions et surtout une sorte de messe à son usage, qui pouvait être assez imposante, quoiqu'il s'y mêlât des tours de passe-passe analogues aux miracles de saint Janvier. Il prétendait, par la vertu d'une certaine formule, changer réellement l'eau en sang dans le. calice. Au moyen d'une poudre, il donnait à Teau une couleur rougeâtre. Il faisait faire la consécration par une femme sur un petit calice ; puis il versait l'eau du petit calice dans un plus grand qu'il

4. Saint Justin, IXah, 3S (douteux); Canon de Muratori, igné 82 (douteux); Irénée, I, ch. 43 et suivants; Tertullien (4it fertur), Prœscr., 50; Pseudo-Aug., 14; Épiph., Hœr.^ xxxnr; Tt)éodoret, I, 14 ; PhUosoph., VI, 39 «t suiv. Les arcbontiques d'Épipfaane et de Théodoret sont une branche des markosiens. Le livre des Mystères des lettres grecques, conservé en copte, parait lin traité markosieo.

2. Cette dérivation irrégulière vient peut-être d'une forme sémitique markosi (comme épicurosi, hoèlhtisi, etc.). Opposez Mopxtavoî dans saint Justin [Dial., 35, édlt. Otto).

fSS ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An ISS]

(enoit, en prononçant ces paroles : « Que la grâce infinie et ineffable qui est avant toute chose remplisse ton être intérieur et augmente en toi sa gnose, répandant le grain de sénevé en bonne terre. » Le liquide se dilatait alors, sans doute par suite de quelque réaction chimique, et débordait de la grande coupe. La pauvre femme était stupéfaite, et tous étaient frappés d'admiration '.

L'Eglise de Markos n'était pas seulement un nid d'impostures. Elle passa aussi pour une école de débauche et de secrètes infamies. On s'exagéra peulètre ce caraclère parce que, dans le culte markosien, les femmes pontifiaient, offraient l'Eucharistie. Plusieurs dames chrétiennes, ditnan, se laissèrent séduire; elles entraient sous la direction du sophiste et n'en sortaient que baignées de larmes. Markos flattait leur vanité, leur tenait un langage d'une mysticité équivoque, triomphait de leur timidité, leur apprenait k prophétiser, abusait d'ellesj puis, quand elles étaient fatiguées, ruinées, elles revenaient à ''^"'■''", confessaient leur faute et se vouaient à la :e, pleurant et gémissant du malheur qui leur rivé*. L'épidémie de Markos désolait princiit les Églises d'Asie. L'espèce de courant qui

Uos., VI, iO.

née, I, c. un. Corop. 1, ti, 3.

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existait entre TAsie et Lyon amena cet homme dangereux sur les bords du Rhône *. Nous l'y verrons faire beaucoup de dupes; d'affreux scandales éclateront à son arrivée dans cette Eglise de saints.

Golarbase, selon certains récits, se rapprochait beaucoup de Markos*; mais on doute si c'est là. le nom d'un personnage Téel. On l'explique par Col arba ou Qâl arba, expression sémitique de la tétrade markosienne. Le secret de ces énigmes bizarres nous échappera probablement toujours.

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