‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 10 sur 1128 · AcL, i, 4. Comp. Luc, i · texte numérisé non relu

AcL, i, 4. Comp. Luc, i

3. A. partir de xvi, 40, l'auteur se donne pour témoin oculaire.

4. Col., IV, 44; Philem., 24; II Tim., iv, 44. Le nom de Lucas (contraction de Lucanus) étant fort rare, on n'a pas a craindre ici une de ces homonymies qui jettent tant de perplexité dans les questions de critique relatives au Nouveau Testament.

L VIE DE JÉSUS

très - longtemps après * . Nous sommes donc ici sur un terrain solide; car il s'agit d'un ouvrage tout entier de la même main et de la plus parfaite unité. Les Évangiles de Matthieu et de Marc n'ont pas, à beaucoup près, le même cachet individuel. Ce sont des compositions impersonnelles, ou l'auteur disparaît totalement. Un nom propre écrit en tête de ces sortes d'ouvrages ne dit pas grand'chose. On ne peut, d'ailleurs, raisonner ici comme pour Luc. La date qui résulte de tel chapitre (par exemple Matth., xxiv; Marc, XIII ) ne peut rigoureusement s'appliquer à l'ensemble des ouvrages, ceux-ci étant composés de morceaux d'époques et de provenances fort différentes. En général, le troisième Évangile paraît postérieur aux deux premiers, et offre le caractère d'une rédaction bien plus avancée. On ne saurait néanmoins conclure de là que les deux Evangiles de Marc et de Matthieu fussent dans l'état où nous les avons, quand Luc écrivit. Ces deux ouvrages dits de Marc et de Matthieu, en effet , restèrent longtemps à l'état

INTRODUCTION

4. Versets 9, 20, 24, 28, 29-32. Comp. xxii, 36. Ces passages sont d'autant plus frappants que l'auteur sent robjection qui peut résulter de prédictions à si courte échéance, et y pare, — soit en adoucissant des passages comme Marc, xiu, 44 et suiv., 24, 29; Matlh., XXIV, 45 et suiv., 29, 33, — soit par des réponses comme Luc, XVII, 20, 24.

d'une certaine mollesse, si j'ose le dire, et susceptibles d'additions. Nous avons, à cet égard, un témoignage capital de la première moitié du ii^ siècle. Il est de Papîas, évêque d'Hiérapolis, homme grave, homme de tradition, qui fut attentif toute sa vie à recueillir ce qu'on pouvait savoir de la personne de Jésus \ Après avoir déclaré qu'en pareille matière il donne la préférence à la tradition orale sur les livres, Papias mentionne deux écrits sur les actes et les paroles du Christ : i° un écrit de Marc , interprète de l'apôtre Pierre, écrit court, incomplet, non rangé par ordre chronologique, comprenant des récits et des discours (^ex,6evTa y; xpax^ôévra), composé d'après les renseignements et les souvenirs de l'apôtre Pierre * ; 2" un recueil de sentences (^oyia) écrit en hébreu * par Matthieu, « et que chacun a traduit * comme il a pu ». Il est certain que ces deux

4. Dans Eusèbe, Hist. eccL, III, 39. On ne saurait élever un doute quelconque sur l'authenticité de ce passage. Eusèbe , en effet, loin d'ezagérer l'autorité de Papias, est embarrassé de sa naïveté, de son millénarisme grossier, et se tire d'affaire en le traitant de petit esprit. Comp. Irénée, Adv. hœr,, III, i, 4; V, XXXIII, 3-4.

2. Papias, sur ce point, s'en référait à une autorité plus ancienne encore , à celle de Presbyteros Joannes. ( Sur ce personnage, voir ci-dessous, p. lxxii-lxxiii, note).

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