‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 1010 sur 1128 · Cor., V, 9 et suiv · texte numérisé non relu

Cor., V, 9 et suiv

[A„5-l SAINT PAUL. 3«3

excès. Jlais on sent ce qu'une telle idée de la sainteté a d'étroit, d'illibéral, de contraire à la morale de celui qu'on appelait autrefois « l'honnête homme », morale dont le principe fondamental est de s'occuper le moins possible de la conduite d' autrui. — La question seulement est de savoir si une société peut . tenir sans une censure des mœurs privées, et si l'avenir ne ramènera pas quelque chose d'analogue à la discipline ecclésiastique, que le libéralisme moderne a si jalousement supprimée.

Le type idéal de la perfection morale selon Paul est un homme doux, honnête, chaste, sobre, charitable, détaché de la richesse ^ L'humilité de la condition et la pauvreté sont presque requises pour être chrétien. Les mots d' « avare, rapace, voleur » sont à peu près synonymes; au moins les vices qu'ils désignent sont-ils frappés du même blâme ^ L'antipathie de ce petit monde pour la grande société profane était étrange. Paul, suivant en cela la tradition juive', reprend comme un acte indigne des fidèles le fait de déférer les procès aux tribunaux.

Page 1