‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 102 sur 1128 · Matth., XIII, 33; Luc, xiii · texte numérisé non relu

Matth., XIII, 33; Luc, xiii

3. Matth., XIII entier; ivui, 23 et suiv., xx, 4 et suiv.; Luc, XIII, 18 et suiv.

loiitë héroïque, il se croit tout-puissant. Si la terre ne se prête pas à cette transformation suprême, la terre sera broyée, purifiée par la flamme et le souffle de Dieu. Un ciel nouveau sera créé, et le monde entier sera peuplé d'anges de Dieu*.

Une révolution radicale', embrassant jusqu'à la nature elle-même, telle fut donc la pensée fondamentale de Jésus. Dès lors, sans doute, il avait renoncé à la politique; l'exemple de luda le Gaulonite lui avait montré l'inutilité des séditions populaires. Jamais il ne songea à se révolter contre les Romains et les tétrarques. Le principe effréné et anarchique du Gaulonite n'était pas le sien. Sa soumi^on aux pouvoirs établis, dérisoire au fond, était complète . dans la forme. Il payait le tribut à César pour ne pas scandaliser. La liberté et le droit ne sont pas de ce monde ; pourquoi troubler sa vie par de vaines susceptibilités? Méprisant la terre, convaincu que le monde présent ne mérite pas qu'on s'en soucie, il se réfugiait dans son royaume idéal ; il fondait cette grande doctrine du dédain transcendant', vraie doc-

4. Matth., XXII, 30. Comparez le mot de Jésus rapporté dans l'épître de Barnabe, 6: Uoi. «tî» rà s'ox»™ à: ri «pS.T« (édit. Hil-

genfeld, p. <8).

Page 1