Ihid,, XII r, 47 et suiv
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ORIGINES DU CHRISTIAINISME.
VIE DE JÉSUS
d'abord mécoHnaissable. Il sera comtne te gfâili dé sénevé, qui est la plus petite des semences, mais qui, jeté en terre, se change en un arbre sous le feuillage duquel les oiseaux viennent se reposer*; ou bien il sera comme le levain q^i, déposé dans la pâte, la fait fermenter tout entière*. Une série de parabolt^. souvent obscures, étaient destinées à exprimer les surprises de cet avènement soudain, ses apparentes injustices, son caractère inévitable et définitif*.
Qui établira ce règne de Dieu? Rappelons-nous
que la première pensée de Jésus, pensée tellement
profonde chez lui , qu'elle n'eut probablement pas
V V* d'origine et tenait aux racines mêmes de son être,
^ \ly, Ajut qu'il était le fils de Dieu, l'intime de son Père,
iV*-^ l'exécuteur de ses volontés. La réponse de Jésus à
une telle question ne pouvait donc être douteuse. La
persuasion qu'il ferait régner Dieu s'empara de son
esprit d'une manière absolue. Il s'envisagea comme
l'universel réformateur. Le ciel, la terre, la nature dans
son ensemble, la folie, la maladie et la mort ne sont
que des instruments pour lui. Dans son accès de vo-
4. Matth., XIII, 31 et suiv.; Marc, iv, 34 et suiv.; Luc, xiii, 49
et suiv.