‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 1057 sur 1128 · Voir les Apôtres, p · texte numérisé non relu

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2. Comp. I Cor., xvi, 5 et suiv.; II Cor., i. <5 et suiv. Il serait certes plus naturel de supposer que Paul veut dire qu'il a été déjà

ce que je veux, ce ne sont pas vos biens, c'est vous-mêmes. Ce ne sont pas les enfants qui thésaurisent pour leurs parents, ce sont les parents qui thésaurisent pour les enfants. Quant à moi, bien volontiers je dépenserais tout ce que j'ai et je me dépenserais moi-même pour vos âmes, bien que vous m'aimiez moins que je ne vous aime.

« Soit, dit-on, je ne vous ai pas été directement à charge ; mais, en rusé fripon que je suis, je vous ai habilement escroqué l'argent que je refusais d'accepter. — Dites-moi : est-ce que par aucun de ceux que je vous ai adressés j'ai rien tiré de vous? Je vous ai envoyé Titus, accompagné du frère que vous savez. Est-ce qu'il a rien tiré de vous? N'avonsnous pas marché tous les deux selon le même esprit et dans les mêmes traces?... Ah! je crains bien, quand je viendrai, de ne pas vous trouver tels que je voudrais, et que vous ne me trouviez aussi tel que vous ne voudriez pas. Je crains de trouver parmi vous des disputes, des jalousies, des colères, des rixes, des diffamations, des commérages, de l'insolence, des troubles. Je crains qu'à mon arrivée Dieu ne m'humilie à votre sujet, et que je n'aie à pleurer sur plusieurs pécheurs qui n'ont pas fait pénitence de leurs impuretés, de leur fornication, de leurs débauches. Pour la troisième fois, vous dis-je, j'arrive... Je l'ai dit, je le répète, absent comme présent, je déclare à ceux qui ont péché et

deux fois à Corinthe (Il Cor., ii, 1 ; xii, U, 21 ; xiii,4).Mais, outre que les Actes ne parlent que de deux séjours de l'apôtre a Corinthe, toute la série des faits supposés par les deux épîtres aux Corinthiens exclut l'hypothèse d'un séjour intermédiaire entre les deux séjours certains. Voir II Cor., xii, 21; xiii, 2.

ORIGINKS DU CHRISTIANISME.

[An 57]

à tous que, si je viens à vous une seconde fois, je serai sans pitié, puisqu*il vous plaît de faire répreuve de mon pouvoir et de tenter si c'est vraiment le Christ qui parle en moi... Aussi vous ai-je écrit de loin ces choses, pour qu'arrivé près de vous, je n^'aie pas à user de sévérité, selon 1^ pouvoir que Dieu m'a donné*. »

Paul, on le voit, touchait à ce grand état d'exaltation oïl vécurent les fondateurs religieux du premier ordre. Son idée ne se séparait pas pour lui de luimême. La manière dont s'exécutait la collecte pour les pauvres de Jérusalem était à ce moment sa consolation. La Macédoine y mettait un zèle exemplaire. Ces excellentes âmes donnaient avec une joie, un empressement qui ravissaient Tapôtre. Presque tous les membres de la secte avaient souffert en leur petite fortune par le fait d'avoir adhéré à la doctrine nouvelle; mais leur pauvreté sut trouver du superflu pour une œuvre que Tapôtre désignait comme excellente. Les espérances de Paul furent dépassées; les fidèles allaient jusqu'aux prières pour que Tapôtre acceptât les petites économies qu'ils faisaient à force de privations. Ils se seraient donnés eux-mêmes, si l'apôtre les eut acceptés *. Paul, poussant la délicatesse jusqu'à des raffinements presque exagérés,

4. Il Cor., XI, XII et xiir, cf. ii, 3. 2. II Cor., VIII, i-5.

et voulant , comme il ^ dit , être irréprochable nonseulement devant Dieu , mais devant les hommes ' , exigea qu'on choisît partout, à l'élection, des députés chargés de porter, soigneusement scellée', l'offrande de chaque Église, afin d'écarter les soupçons que la malveillance aurait pu faire peser sur lui, au milieu d'un maniement de fonds considérable. Ces députés le suivaient déjà partout, et formaient autour de lui une sorte d'escorte d'adjudants toujours prêt? à exécuter ses missions. C'étaient ceux qu'il appelait « les envoyés des Églises, la gloire de Christ ^). L'habileté, la souplesse de langage, la dextérité épistolaire de Paul, étaient employées tout entières à cette œuvre. Il trouve pour la recommander aux Corinthiens les tours les plus vifs et les plus tendres * : il n'ordonne rien ; mais, connaissant leur charité, il se permet de leur donner un conseil. Voilà un aij qu'ils ont commencé ; il s'agit maintenant de finir ; la bonne volonté ne suffit pas. Il n'est pas question de se mettre dans la gêne pour mettre les autres à l'aise. La règle en pareille matière, c'est l'égahté ou

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