Act., m
'3 rir^illaii de l'Angleter. présenten. .e .é.« coL' Te veux dire la croyance à une prochaine fin du monde, TnColns beaucoup de bon sens dans .a praUque de 1. v.e.
VIE DE JESUS
cette contradiction qui assura la fortune de son œuvre. Le millénaire seul n'aurait rien fait de durable; le moraliste seul n'aurait rien fait de puissant. Le millénarisme donna l'impulsion, la morale assura l'avenir. Par là, [ô christianisme réunit les deux conditions des grands succès en ce monde , un point de départ révolutionnaire et la possibilité de vivre. Tout ce qui est fait pour réussir doit répondre à ces deux besoins; car le monde veut h la fois changer et du- ^ lo rer. Jésus, en môme temps qu'il annonçait un bou-\^.»^^,^,,^:%*«^(^ leversement sans égal dans les choses humaines, y>^^^ oo^ proclamait les principes sur lesquels la société repose ^ y^'»-*^*^^ '^"'' depuis dix-huit cents ans.
Ce qui distingue, en effet, Jésus des agitateurs de son temps et de ceux de tous les siècles, c'est son parfait idéalisme. Jésus, à quelquea égards, est un anarchiste, car il n'a aucune idée du gouvernement civil. Ce gouvernement lui semble purement et simplement un abus. Il en parle en termes vagues et à la façon d'une personne du peuple qui n'a aucune . idée de politique. Tout magistrat lui paraît un ennemi naturel des honfimes de Dieu; il annonce à ses disciples des démêlés avec la police, sans son-
une entente extraordinaire des affaires commerninles et do l'in-
ger un moment qu'il y ait là matière à rougir ^ Mais jamais la tentative de se substituer aux puissants et aux riches ne se montre chez lui. Il veut anéantir la richesse t^ le pouvoir, non s'en emparer. Il prédit à ses di?^iples des persécutions et des supplices^; mais pas une seule fois la pensée d'une résistance armée ne se laisse entrevoir. L'idée qu'on est tout-puissant par la souffrance et la résignation, qu on triomphe de la force par la pureté du cœur, est bien une idée propre à Jésus. Jésus n'est pas un spirituaUste; car tout aboutit pour lui à une réalisation palpable. Mais c'est un idéaliste accompli, la matière n'étant pour lui que le signe de l'idée, et le réel l'expression vivante de ce qui ne paraît pas.
A qui s'adresser, de qui réclamer l'aide pour fonder le règne de Dieu? Jésus n'hésita jamais sur ce point. Ce qui est haut pour les hommes est en abomination aux yeux de Dieu '.(Les fondateurs du royaume de Dieu seront les simples. Pas de riches, pas de docteurs, pas de prêtres; des femmes, des hommes du peuple, des humbles, des petits*^ I^