Comp. Phil., ii, 42; ui
3. Act., XX, 5-6. Voir ci-dessus, p. 430 et suiv. La vivacité et la justesse de Act., xx, 6 et suiv., comparées à la sécheresse
[An 5^]
Quand les" jours des axymes furent finis, Paul et Luc se rembarquèrent à Néapolis^ Us eurent sans doute des vents contraires, car ils mirent cmq jours pour aller dé NéapoHs à Troas. Dans cette dermere ville, toute la troupe apostolique se trouva au complet 11 y avait, comme nous l'avons déjà d>t, une Lli'se à Troas ; l'apôtre passa sept jours avec elle et I consola beaucoup. Un incident ajouta à 1 émotion
générale. La veille du départ était un dimanche; les disciples se réunirent, selon l'usage, le soir pour r;. ensemble le pain. La pièce où l'on se trouvait était une de ces chambres hautes qm sont s
agréables en Orient, surtout dans les ports de mer. La rLion fut nombreuse et solennelle. Paul contmuait de voir partout des signes de ses futures épreuves- ; il ramenait sans cesse le discours sur sa fin prochaine, et déclarait aux assistants qu'il leur J.ai
un éternel adieu. On était au mois de mai; la fenet e était ouverte, et de nombreuses lampes éclairaient la pièce. Paul parla toute la soirée avec une verve infa-
• .A.pdo sont bien d^un homme qui, dans son récit, passe %, Act., XX, 23.
50e ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 58]
tigable; à minuit, il parlait encore, et on n'avait pas rompu le pain , quand tout à coup un cri d'horreur s'éleva. Un jeune garçon nommé Eutyque , assis sur le bord de la fenêtre, s'était laissé aller à un profond sommeil et venait de tomber du troisième étage sur le sol. On le relève, on le croit mort. Paul, persuadé de ses pouvoirs miraculeux , n'hésite pas à faire ce que fit , dit - on , Elisée ' : il s'étend sur le jeune homme évanoui , il met sa poitrine sur sa poitrine , ses bras sur ses bras , et bientôt ii annonce avec assurance que celui qu'on pleure est encore en vie. Le jeune homme, en effet, n'avait été que froissé de la chute; il ne tarda pas à revenir à lui. La joie fut grande, et tous crurent à un miracle. On remonta dans la chambre haute, on rompit le pain, et Paul continua l'entretien jusqu'à l'aurore.
Quelques heures après, le navire mettait à la voile. Les députés et les disciples seuls y montèrent; Paul avait préféré faire à pied, ou du moins par terre, le voyage de Troas à Assos^ (huit lieues environ). On se donna rendez -vous à Assos , où l'on se retrouva en effet. A partir de ce moment , Paul et ses compagnons ne se quittèrent plus. Le premier jour, on
< . Il Rois , IV, 34.