‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 115 sur 1128 · Maltli.. IV, 13; Luc. iv, 31; Jean, il · texte numérisé non relu

Maltli.. IV, 13; Luc. iv, 31; Jean, il

pour ses enseignements. Chaque ville avait alors sa synagogue ou lieu de séance. C'était une salle rectangulaire, assez petite, avec un portique, que Ton décorait des ordres grecs. Les juifs, n'ayant pas d'architecture propre , n'ont jamais tenu à donner h, ces édifices un style original. Les restes de plusieurs anciennes synagogues existent encore en Galilée*. Elles sont toutes construites en grands et bons matériaux; mais le goût en est assez mesquin, par suite de cette profusion d'ornements végétaux , de rinceaux, de torsades, qui caractérise les monuments juifs*. A l'intérieur, il y avait des bancs, une chaire pour la lecture publique, une armoire pour renfermer les rouleaux sacrés \ Ces édifices, qui

4. A Tell-Hum, à ïrbid (Arbela), à Meiron (Mero), à Jisch (Gischala), à Kasyoun, à Nabartein, deux à Kefr-Bereim.

8. Je n'ose encore me prononcer sur l'âge de ces monuments, ni, par conséquent, affirmer que Jésus ait enseigné dans aucun d'eux. Quel intérêt n'aurait pas, dans une telle hypothèse, la synagogue de Tell-Hum 1 La grande synagogue de Kefr-Bereim me semble la plus ancienne de toutes. Elle est d'un style assez pur. Celle de Kasyoun présente une inscription grecque du temps de Septime Sévère. La grande importance que prit le judaïsme dans la haute Galilée après la guerre d'Adrien permet de croire que plusieurs de ces édifices ne remontent qu'au iii* siècle , époque où Tibériade devint une sorte de capitale du judaïsme. Voir Journal Asiatiqiœ, déc. 4 864, p. 531 et suiv.

3. II Esdr., VIII, 4; Matlh., xxiii, 6 ; Epist. Jac.,ii,3; Mischna, Megilla, m, 1; Rosch hasschana, iv, 7, etc. Voir surtout la eu-

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n'avaient rien d'un temple , étaient le centre de toute la vie juive. On s'y réunissait le jour du sabbat pour la prière et pour la lecture de la Loi et des Prophètes. Comme îe judaïsme, hors de Jérusalem, n'avait i>as de clergé proprement dit, le premier venu se levait, faisait les lectures du jour {parascha et haphtarà), et y ajoutait un midrasch ou commentaire tout personnel , où il exposait ses propres idées ^ C'était l'origine de « l'homélie », dont nous trouvons le modèle accompli dans les petits traités de Philon. On avait le droit de faire des objections et des questions au lecteur ; de la sorte , la réunion dégénérait vite en une sorte d'assemblée libre. Elle avait un président*, des « anciens ' », un hazzan, lecteur attitré ou appariteur*, des « envoyés'^ », sorte de secrétaires ou de messagers qui faisaient la correspondance d'une synagogue à l'autre, un schammasch ou sacristain*. Les synagogues étaient

rieuse description de la synagogue d'Alexandrie dans le Talmud de Babylone, Sukka, 54 b,

\. Philon, cité dans Eusèbe, Prœp. evang., VIII, 7, et Quod omnis probus liber, § 12; Luc, iv, 46; AcL, xiii, 15; xv, 24 ; Mischna, Megilla, m, 4 et suiv. .

2. 'Apic^auvâ-^w-Yoç. Cf. Garrucci, Dissert. archeoL, II, 4 64 et suiv

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