Ai:daTcXoi OU a^f^eXoi
6. Aiocxovc;. Marc, v, 22, 35 et suiv.; Luc, iv, ?0; vu. 3; vu
Li)
ainsi de vraies petites républiques indépendantes; elles avaient une juridiction étendue, garantissaient les affranchissements , exerçaient un patronaî^e sur les affranchis ^ Comme toutes les corporations mulicipales jusqu'à une époque avancée de Tempire romain , elles faisaient des décrets honorifiques * , votaient des résolutions ayant force de loi pour la communauté, prononçaient des peines corporelles dont l'exécuteur ordinaire était le hazzan *.
Avec Textrême activité d'esprit qui a toujours caractérisé les Juifs, une telle institution, malgré les rigueurs arbitraires qu'elle comportait, ne pouvait manquer de donner lieu à des discussions très-animées. Grâce aux synagogues, le judaïsme put traverser intact dix-huit siècles de persécution. C'étaient
4t,49; xxiii,i4; Act., xm, 15; xviii,8,47; ^poc.> il, 1; Mischna, Jomalwi, 4; Rosch hasschana, iv, 9; Talm. de Jérus., Saïihédrin, i, 7; i:piph., Adv. hœr., xxx, 4, il.
4. Anliq. du Bosph. Cimm.. inscr., n» 22 et 23, et Mélanges gréco-laiins de l'Acad. de Saint-Pétersbourg, tom. IL, p. 200 et suiv.; Lévy, Epigrapkisclie Beilràge zur GescfL der Juden, p. 273 et suiv., 298 et suiv.
2. Inscription de Bérénice , dans le Corpus inscr. grœc, n" u364; inscription de Kasyoun, dans le Journal Asiatique, l. c.
3. M^tth., V, 25; x, 17; xxiii, 34; Marc, xm, 9; Luc, xu, 44 ; XXI, 42; ^c£., xxii, 49, xxvi, 41; // Cor., xi, 24; Mischna, Mac cotK ns 12; Talmud de Babyl., Megilla,! b; Épiph., Adv. hœr., XXX, 44.
VIE DE JÉSUS
comme autant de petits mondes à part, où l'esprit national se conservait, et qui offraient aux luttes intestines des champs tout préparés. Il s'y dépensait une somme énorme de passion. Les querelles de préséance y étaient vives. Avoir un fauteuil d'honneur au premier rang était la récompense d'une haute piété, ou le privilège de la richesse qu'on enviait le plus^ D'un autre côté, la liberté, laissée h qui la voulait prendre, de s'instituer lecteur et commentateur du texte sacré, donnait des facilités merveilleuses pour la propagation des nouveautés. Ce fut là une des grandes forces de Jésus et le moyen le plus habituel qu'il employa pour fonder son enseignement doctrinal . Il entrait dans la synagogue, se levait pour lire ; le hazzan lui tendait le livre, il le déroulait, et, lisant la parascha ou la haphtara du jour, il tirait de cette lecture quelque développement conforme à ses idées ^ Comme il y avait peu de pharisiens en Galilée, la discussion contre lui ne prenait pas ce degré de vivacité et ce ton d'acrimonie qui, à Jérusalem, l'eussent arrêté court dès ses premiers pas. Ces bons Galiléens n'avaient jamais entendu une
i. Matth.,xxui,6;Epist.Jac.,ii,3;Talm.deBab.,S^to.ol b % Matth., IV, 23; ix, 35; Marc, i, 21, 39; vi, 2; Luc, iv, 45 46, 34, 44; xm, 10; Jean, xviii, 20.