‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 118 sur 1128 · L'antique Kinnéreth avait disparu ou changé de nom · texte numérisé non relu

L'antique Kinnéreth avait disparu ou changé de nom

2. On sait, en effet, que Magdala était très-voisine de Tibériade. Talm. de Jérus., MaasarotK m, ^; Schebiil, \\, \', Erubin,y , 7.

3. Marc, viii, 10. Dans le passage parallèle, Matth., xv, 39, le texte reçu porte Ma-y^a).â -, mais c'est là une correction relativement moderne de la vraie leçon Ma^a^âv (comp. ci-dessous, p. loi, note 1). MArAA\N lui-môme me paraît une altération pour A.\AMAiScu6a. Voir Comptes rendus de VAcad. des Inscr. et B.-L..

47 août 1866.

4. A une dislance d'une heure et demie de l'endroit où le Jourdain sort du lac, se trouve sur le Jourdain même un emplacement antique appelé Dalhaima ou Dalmamia.yoïv Thomson, The Land and the Book, H, p. 60-61, et la carte de Van de Velde. Mais Marc, viii, 10, suppose que Dalmanutha était sur le bord du lac.

5. A l'endroit nommé Khorazi ou Bir-Kératch, au-dessus de Tell-Hum. (Voir la carte de Van de Velde, et Thomson, op. cit.,

II, p. 13.)

6. L'ancienne hypothèse qui identifiait Tell-Hum avec Capharnahum, bien que fortement attaquée depuis quelques années, con-

VIE DE JÉSUS

qu'en topographie, comme en histoire, un dessein profond ait voulu cacher les traces du grand fondateur. Il est douteux qu'on arrive jamais , sur ce sol profondement dévasté, à fixer les places où l'humanité voudrait venir baiser l'empreinte de ses pieds. Le lac, l'horizon, les arbustes, les fleurs, voilà tout ce qui reste du petit canton de trois ou quatre lieues où Jésus fonda son œuvre divine. Les arbres ont totalement disparu. Dans ce pays, où la végétation était autrefois si brillante que Josèphe y voyait une sorte de miracle, — la nature, suivant lui, s'étânt plu à rapprocher ici côte à côte les plantes des pays froids , les productions des régions chaudes, les arbres des climats moyens, chargés toute l'année

serve encore de nombreux défenseurs. Le meilleur argument qu'on puisse faire valoir en sa faveur est le nom même de Tell-IIani, Tell entrant dans le nom de beaucoup de villages et ayant pu remplacer Caphar ( voir un exemple dans les Archives des missions scienlif., 2« sér., 1. 111, p. 369) . Impossible, d'un autre côté, de trouver près de Tell-Hum une fontaine répondant à ce que dit Josèpho [B. J.j III, X, 8). Cette fontaine de Capharnahum semble bien être Aïn-Meda\vara; mais Aïn-Medawara est à une demi-lieue du lac, tandis que Capharnahum était une ville de pêcheurs suir le bord même de la mer (Matth., iv, 13; Jean, vi, 17). Les difficultés pour Bethsaïde sont plus grandes encore; car l'hypothèse, a-sez généralement admise, de deux Bethsaïde, l'urî^ sur la rive occidentale, lautre sur la rive orientale du lac, «/à deux ou troi*^ lieues l'une de Tautre, a quelque chose de siugurier.

de ncurs cl de fruits'; - dans ce pajs, dis-je, on calcule maintenant un jour d'avance l'endroit où l'on trouvera le lendemain un peu d'ombre pour son repas. Le lac est devenu désert. Une seule barque, . dans le plus misérable état, sillonne aujourd'hui ces flots jadis si riches de vie et de joie. Mais les eaux sont toujours légères et transparentes». La grève, composée de rochers ou de galets, est bien celle d'une petite mer, non celle d'un étang, comme les bords du lac Huleh. Elle est nette, propre, sans vase, toujours battue au même endroit par le léger mouvement des flots. De petits promontoires, couverts de lauriers-roses, de tamaris et de câpriers épineux, s'y dessinent; à deux endroits surtout, à îa sortie du Jourdain, près de Tarichée, et au bord de la plaine de Génésareth, il y a d'enivrants parterres, où les vagues viennent s'éteindre en des massifs de gazon et de fleurs. Le ruisseau d'Aïn-Tabiga fait un petit estuaire, plein de jolis coquillages. Des nuées d'oiseaux nageurs couvrent le lac. L'horizon est éblouissant de lumière. Les eaux, d'un azur céleste, profondément encaissées entre des roches bru-

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