B. ]., III, X, 7 et
Or.IGÎNES DU CHRISTIANISME.
VIK DE JÉSUS
?.Tnpap;ne de Rome, quelque changement de climat, amené par des causes historiques. C'est Tislamisme, et surtout la réaction musulmane contre les croisades, qui ont desséché, à la façon d'un vent de mort, le canton préféré de Jésus. La belle terre de Génésareth ne se doutait pas que sous le front de ce pacifique promeneur s'agitaient ses destinées. Dangereux compatriote, Jésus a été fatal au pays qui eut le redoutable honneur de le porter. Devenue pour tous un objet d'amour ou de haine , convoitée par deux fanatismes rivaux, la Galilée devait, pour prix de sa gloire, se changer en désert. Mais qui voudrait dire que Jésus eût été plus heureux, s'il eut vécu un plein âge d'homme, obscur en son village? Et ces ingrats Nazaréens, qui penserait à eux, si, au risque de compromettre l'avenir de leur bourgade, un des leurs n'eût reconnu son Père et ne se fût proclamé fils de Dieu? Quatre ou cinq gros villages, situés à une demiheure les uns des autres, tel est donc le petit monde de Jésus à l'époque où nous sommes. Il ne semble pas êtue jamais entré h Tibériade, ville toute profane, peuplée en grande partie de païens et résidence habituelle d'Ântipas*. Quelquefois, cependant, il s'écartait de sa région favorite. Il allait en barque