‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 143 sur 1128 · Jos., Ant., XVII, X. 4 et suiv.; Vita, 44, etc · texte numérisé non relu

Jos., Ant., XVII, X. 4 et suiv.; Vita, 44, etc

VIE DE JÉSUS

pas à la lettre sa place au soleil. 1} n'y a de (teurs, d'herbe, d'opibrage que pour celui qui possède la terre. En Orient, ce sont là des dons de Diea, qui n'appartiennent à personne, Le propriétaire p'a qu'un mince privilège ; la nature est le patrimoine de tous.

Le christianisnie naissant, du reste, ne foisaît sur ce point que suivre la trace des sectes juives qni pratiquaient la vie cénobitique. Un principe communiste était l'âme ie ces sectes (esséniens, thérapeutes), également mal vues des pharisiens et des sadduccens. Le messi^-nisrne, tout politique chez les juifs orthodoxes, devenait chez elles tout social. Par une existence douce, réglée, contenaplative , laissant sa part h la liberté de l'individu , ces petites Églises , où Ton a supposé , non à, tort peut-être , q^elq^e imitation des instijLuts néo-pyth^gpriqnes, croyaient inaugurer sur la terre le royaume céleste. Des utopies de vie bienheureuse, fondées sur la fraternité des hommes et le culte pur du vrai Dieu, préoccupaient les âmes élevées et produisaient de toutes parts des essais hardis, sincères, mais de peu d'avenir *.

4 . Philon , Qiiod omnis probus liber et De vita contemplativa; Jos., Ant., XVIII, i, 5; fi. J.. II, viii, 2-4 3; Pline, IJist^ nat., V, 47; Épiphane, Adv. hœr., x, xix, xxix, 5.

VIE DE JÉSUS

Jésus, dont les relations avec les esséniens sont très-difficiles à. préciser (les ressemblances, en histoire, n'impliquant pas toujours des relations), était ici certainement leur frère. La communauté des biens fut quelque temps de règle dans la société nouvelle^ L'avarice était le péché capital*; or, il faut bien remarquer que le péché d* « avarice», contre lequel la morale chrétienne a été si sévère, était alors le simple attachement h la propriété. La première con- ^ dition pour être disciple parfait de Jésus était de réaliser sa fortune et d'en donner le prix aux pauvres. Ceux qui reculaient devant cette extrémité n'entraient pas dans la communauté '. Jésus répétait souvent que celui qui a trouvé le royaume de , Dieu doit l'acheter au prix de tous ses biens, et qu'en cela il fait encore un marché avantageux. « L'homme qui a découvert l'existence d'un trésor dans un champ, disait-il, sans perdre un instant, vend ce qu'il possède et achète le champ. Le joaillier qui a trouvé une perle inestimable fait argent de tout et achète la perle*. » Hélas! les inconvénients

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