Matlli., \iv, 12 tt. Ibid., XIV
ORIGINES Dtf CHRISTIANISME.
racle ^ A partir de ce moment, Jésus ne parla plus de Jean qu'avec un redoublement d'admiration. Il déclarait sans hésiter' qu'il était plus qu'un prophète , que la Loi et les prophètes anciens n'avaient \en de lorce que jusqu'à lui% qu'il les avail abrogés, mais que le royaume du ciel l'abrogerait à son tour. ^ <J^ \ Enfm, il lui prêtait dans l'économie du mystère chré- ^ I tien une place à part, qui faisait de lui le trait
d'union entre le règne de la vieille alliance et le
règne nouveau.
Le prophète Malachie , dont l'opinion en ceci fut vivement relevée*, avait annoncé avec beaucoup de force un précurseur du Messie, qui devait préparer les hommes au renouvellement final, un messager qui viendrait aplanir les voies devant l'élu de Dieu. Ce messager n'était autre que le prophète Élie, lequel, selon une croyance fort répandue, allait bientôt descendre du ciel, où il avait été enlevé, pour disposer les hommes par la pénitence au grand avènement et réconcilier Dieu avec son peuple ^ Quelquefois, à
4. Matth., XIV, 15 et suiv.; Marc, vi, 35 et suiv.; Luc, ix, 11 et suiv.; Jean, vi, 2 et suiv.