Matth., IX, 16-17; Luc, v, 36 et suiv
ORIGIXKS DU rriRISTIANISMR.
que pour les enfants d'Abraham. Jésus prétend que tout homme de bonne volonté, tout homme qui Taccueille et l'aime, est fils d'Abraham*. L'orgueil du sang lui paraît l'ennemi capital qu'il faut combattre. \jésus, en d'autres termes, n'est plus juif. Il est révolutionnaire au plus haut degré ; il appelle tous les hommes à un culte fondé sur leur seule qualité d'enfants de Dieu. Il proclame les droits de l'homme, non les droits du juif; la religion de l'homme, non la ^ »S ^ / religion du juif ; la délivrance de l'homme, non la J^^"^ / délivrance du juif*. Ah! que nous sommes loin d'un '"^ Juda Gaulonite, d'un Matthias Margaloth, prêchant la révolution au nom de la Loi! La religion de l'humanité, établie non sur le sang, mais sur le cœur, est fondée. Moïse est dépassé; le temple n'a plus de raison d'être et est irrévocablement condamné.
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y Luc, XIX, 9
2. Matth., r.xiv, 44; xxviii, 19; Marc, xiii, 10; xvi, 15; Luc,