Ibid., vil, 6; x, 5-6; xv, 24; xxi
1. Matth., v, 46 et suiv.; vi, 7, 32; xviii, 17; Luc, vi, 32 et
suiv.; XII, 30.
VIE DE JESUS
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faut se rappeler que les disciples, dont Tesprît étroit ne se prêtait pas à cette haute indifférence pour la qualité de fils d'Abraham, ont bien pu faire fléchir dans le sens de leurs propres idées les instructions de leur maître \ En outre, il est fort possible que Jésus ait varié sur ce point, de même que Mahomet parle des juifs , dans le Coran, tantôt de la façon la plus honorable, tantôt avec une extrême dureté , selon qu'il espère ou non les attirer h. lui. La tradition, en effet, prête à Jésus deux règles de prosélytisme tout à fait opposées et qu'il a pu pratiquer tour à tour : « Celui qui n'est pas contre vous est pour vous; » — « Celui qui n'est pas avec moi est contre moi ". » Une lutte passionnée entraîne presque nécessairement ces sortes de contradictions.
Ce qui est certain, c'est qu'il compta parmi ses disciples plusieurs des gens que les juifs appelaient « hellènes ' » . Ce mot avait , en Palestine, des sens
4 . Ce qui porte a le croire, c'est que les paroles bien certainement authentiques de Jésus, les Ao^ia de Matthieu, ont un caractère de morale universelle, et ne sentent en rien le dévot
juif.