‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 184 sur 1128 · Matth., XII, 30; Marc, ix, 39; Luc, ix, 50; xi · texte numérisé non relu

Matth., XII, 30; Marc, ix, 39; Luc, ix, 50; xi

3. Josèphe le dit formellement {Ant., XVIII, m, 3), et il n'y a pas de raison pour supposer ici une altération dans son texte. Comp. Jean, vu, 35 ; xii, 20-21 .

fort divers. Il désignait tantôt des païens, tantôt des juifs parlant grec et habitant parmi les païens S tantôt des gens d'origine païenne convertis au judaïsme*. C'est probablement dans cette dernière catégorie d'hellènes que Jésus trouva de la sympathie*. L'affiliation au judaïsme avait beaucoup de degrés; mais les prosélytes restaient toujours dans un état d'infériorité à l'égard du juif de naissance. Ceux dont il s'agit ici étaient appelés « prosélytes de la porte » ou « gens craignant Dieu », et assujettis aux préceptes de Noé, non aux préceptes mosaïques*. Cette infériorité même était sans doute la cause qui les rapprochait de Jésus et leur valait sa faveur.

Il en usait de même avec les Samaritains. Serrée comme un îlot entre les deux grandes provinces du judaïsme (la Judée et la Galilée), laSamarie formait en Palestine une espèce d'enclave, où se conservait le vieux culte du Garizim, frère et rival de celui de Jérusalem. Cette pauvre secte, qui n'avait ni le génie

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