Ibid., IX
deux jours*. Dans une circonstance, il ne rencontre de gratitude et de vraie piété que chez un Samaritaine Une de ses plus belles paraboles est celle de rhomme blessé sur la route de Jéricho. Un prêtre passe, le voit et continue son chemin. Un lévite passe et ne s'arrête pas. Un Samaritain a pitié de lui, s'approche , verse de l'huile dans ses plaies et les bande ' . Jésus conclut de là que la vraie fraternité s'établit entre les hommes par la charité, non
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par la foi religieuse. Le « prochain », qui dans le judaïsme était surtout le coreligionnaire * , est pour lui l'homme qui a pitié de son semblable sans distinction de secte. La fraternité humaine dans le sens le plus large sortait à pleins bords de tous ses enseignements.
Ces pensées, qui assiégeaient Jésus à sa sortie de Jérusalem, trouvèrent leur vive expression dans une
4. Jean, iv, 39-43. Ce qui laisse planer quelque doute sur tout ceci, c'est que Luc et l'auteur du quatrième Évangile, qui tous deux sont antijudaïsants et aspirent à montrer que Jésus fut favorable aux païens, parlent seuls de ces rapports de Jésus avec les Sama-^ ritains, et sont en contradiction sur ce point avec Matthieu (x, 5)