‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 197 sur 1128 · Matth., xviii, 20; xxviii · texte numérisé non relu

Matth., xviii, 20; xxviii

4. Jean, x, 30; xvii, 21. Voir en général les derniers discours rapportés par le quatrième Évangile, surtout le ch. xvii, qui expriment bien un côté de l'état psychologique de Jésus, quoiqu'on ne puisse les envisager comme de vrais documente historiques.

VIE DE JÉSUS

« Fils »% devint ainsi pour Jésus un titre analogue à 0 Fils de l'homme » et, comme celui-ci, synonyme de « Messie », à la seule différence qu'il s'appelait lui-même a Fils de l'homme » et qu'il ne semble pas avoir fait le même usage du mot « Fils de Dieu* ». Le titre de Fils de l'homme exprimait sa qualité de juge ; celui de Fils de Dieu, sa participation aux desseins suprêmes et sa puissance. Cette puissance n'a pas de limites. Son Père lui a donné tout pouvoir. Il a le droit de changer même le sabbat ^ Nul ne connaît le Père que par lui*. Le Père lui a transmis le droit de juger ^ La nature lui obéit; mais elle obéit aussi à quiconque croit et prie; la foi peut tout®. Il faut se rappeler que nulle idée des lois de la nature ne venait, dans son esprit, ni dans celui de ses auditeurs, marquer la limite de l'impossible.

4 . Les passages à Tappui de cela sont trop nombreux pour être cités ici.

2. C'est seulement dans le quatrième Évangile que Jésus se sert de l'expression de a Fils de Dieu » ou de « Fils » comme synonyme du pronom je. Matth., xi, 27; xxviii, 49; Marc, xiii, 32; Luc, x, 22, n'jffrent que des emplois indirects. D'ailleurs, Matth., xi, 27, et L\'p, X, 22, représentent dans le système synoptique une tardive intercalation , conforme au type des discours johanniques.

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