‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 211 sur 1128 · Tobie, m, 8; vi, 14; Talm de Bab., Gittin, 68 a · texte numérisé non relu

Tobie, m, 8; vi, 14; Talm de Bab., Gittin, 68 a

5. Comp. Marc, xvi, 9; Luc, viii, 2; Évangile de V Enfance, 16, 33; Code syrien, publié dans les Anecdota syriaca de M. Land, I, p. ♦52.

6. Jos., Bell, jud., VII, vi, 3; Lucien, Philopseud., 16; i'tiilostrate, Vie d\Apoll., III, 38; IV, 20; Arétée, De causis morb, chron., I, 4.

VIE DE JÉSUS

le patient semble ne plus s'appartenir, les infirmités dont la cause n'est pas visible, comme la surdité, le mutisme*, étaient expliquées de la même manière. L'admirable traité « De la maladie sacrée » d'Hippocrate , qui posa , quatre siècles et demi avant Jésus, les vrais principes de la médecine sur ce sujet, n'avait point banni du monde une pareille erreur. On supposait qu'il y avait des procédés plus ou moins efScaces pour chasser les démons; l'état d'exorciste était une profession régulière comme celle de médecin'^ Il n'est pas douteux que Jésus n'ait eu de son vivant la réputation de posséder les derniers secrets de cet art*. Il y avait alors beaucoup de fous en Judée, sans doute par suite de la grande exaltation des esprits. Ces fous, qu'on laissait errer, comme cela a lieu encore aujourd'hui dans les mêmes régions, habitaient les grottes sépulcrales abandonnées, retraite ordinaire des vagabonds. Jésus avait beaucoup de prise sur ces malheureux*. On racontait au sujet de

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