‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 310 sur 1128 · Jean, xviii · texte numérisé non relu

Jean, xviii

2. Virg., ^n., XII. 121 ; Martial, Épigr., I, xxxii; X, xlviii, Plutarque. Vie de Romulus, 29. Comparez la hasta pura, décoration militaire. Orelli et Henzen, Inscr. lat., n<« 3o74, 6852, etc. Pilatus est, dans cette hypothèse, un mot de la même forme que Torquatus,

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invraisemblables*. Centre d'une grande fermentation populaire. Jérusalem était une ville très-séditieuse, et pour un étranger un insupportable séjour. Les exal-^ tés prétendaient que c'était chez le nouveau procurateur un dessein arrêté d'abolir la loi juive*. Leur fanatisme étroit, leurs haines religieuses révoltaient ce large sentiment de justice et de gouvernement civil, que le Romain le plus médiocre portait partout avec lui. Tous les actes de Pilate qui nous sont connus le ^ montrent comme un bon administrateur*. Dans les premiers temps de l'exercice de sa charge, il avait eu avec ses administrés des diflTicultés qu'il avait tranchées d'une manière très-brutale, mais où il semble que, pour le fond des choses, il avait raison. Les Juifs devaient lui paraître des gens arriérés ; il les jugeait sans doute comme un préfet libéral jugeait autrefois les bas Bretons, se révoltant pour une nouvelle route ou pour l'établissement d'une école. Dans ses meilleurs projets pour le bien du pays, notamment en tout ce qui tenait aux travaux publics, il avait rencontré la Loi comme un obstacle infranchissable. La Loi enserrait la vie à tel point qu'elle s opposait à tout changement et à toute amélioration. Les

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