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5jg VIE DE JÉSUS.
sut inspirer autour de lui, des femmes croyant vivre au sein des merveilles, convaincues que Jésus avait faU d innombrables prodiges, placées en face d'incrédules qui raillaient celui qu'eues aimaient. Si un scrupule avait pu s'élever eu leur àme le ™nir des autres miracles de Jésus l'eut fait t^r^. Supposez une dame légitimiste réduite à aider le ciel a sauver Joas. Hésitera-t-elle? La passion prête toujours a Dieu ses colères et ses intérêts; elle entre dans les conseils de Dieu le fait parler, le fait agir. On est sûr d'avoir raison ; on sert Dieu en soutenant sa cause, en suppléant au zèle qu il ne
montre pas. , ,
s 26 Le récit de l'entrée triomphale de Jésus dans Jérusa • lem (xu. 12 et suiv.) est conforme aux synoptiques. Ce qui étonne encore ici. c'est l'imperturbable appel au miracle de Béthanie (v. 17-18). C'est à cause de ce miracle que les pharisiens décident la mort de Jésus; c est ce miracle q fait croire les Hiérosoly mites; c'est ce miracle qui est cause du triomple de Bethphagé. Je voudrais bien mettre tout Sa sur le compte d'un rédacteur de l'an 150, ignorant le caractère réel et l'innocence naïve du mouvement galiléen Sd-abord, gardons-nous de croire que l'innocence et l'illusion consciente d'elle-même s'excluent C est aux sensations fuyantes de l'âme d'une femme ^Onentj^J^ demander ici des analogies. La passion, a naïveté aban don, la tendresse, la perfidie, l'idylle et le crime, a frivolité et la profondeur, la sincérité et le mensonge .alternent en ces sortes de natures et déjouent les appréciations absolues. La critique doit se défendre en pareil cas de tout système exclusif. L'explication mythique est souvent vraie; l'explication historique ne doit pas pour cela être bannie or. voici des versets (xu. 20 et suiv.) qui jntun cachet h. torique indubitable. C'est d'abord l'épisode obscur et isolé
APPENDICE
des Hellènes qui s'adressent k Philippe. Remarquez le rôle de cet apôtre ; notre Évangile est le seul qui en sache quelque chose Remarquez surtout combien tout ce passage est exempt d'intention dogmatique ou symbolique. Dire que ces Grecs sont des êtres de raison comme Nicodème et la Samaritaine est bien gratuiv. Le discours qu'ils amènent (v. 23 et suiv.) n'a aucun rapport avec eux.
L'aphorisme du v. 25 se retrouve dans les synoptiques; il est évidemment authentique. Notre auteur ne le copie pas dans les synoptiques. Donc, même quand il fait parler Jésus . l'auteur du quatrième Évangile suit parfois une tra-
' e 27 Les versets 27 et suiv. ont beaucoup d'importance. Jésus est troublé. 11 prie son Père « de le délivrer de cette heure ». Puis il se résigne. Une voix se fait entendre du ciel ou bien, selon d'autres, un ange parle a Jésus. Ou'èst-ce que cet épisode? N'en doutons pas, c'est le parallèle de l'agonie de Gethsémani. qui , en effet, est omise par notre auteur à la place où elle aurait dû se trouver, après la dernière cène. Remarquez la circonstance de rlarition de l'ange, que Luc seul connaît; trait de plus à luiev à la série de ces concordances entre le tro™ Évangile et le quatrième qui sont un fait si important de la critique évangélique. Mais l'existence de deux versions s. irentes d'une circonstance des derniers J-s de Jesi. qui certainement est historique , sont un fait bien plus Lisif encore. Qui mérite ici la préférence? Le quatrième Sgile, selon moi. D'abord, le récit de cet Évangile est ^oins dramatique, moins disposé, moins agencé moms beau je l'avoue). En second lieu, le moment ou le ^ua- Se évangéliste place l'épisode en question est bien P^ convepable. Les synoptiques ont rapporté la scène de Getb-