‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 352 sur 1128 · Jos., Ant., XV, nu i ; XX, ix, 1, 3; B. J„ IV, v · texte numérisé non relu

Jos., Ant., XV, nu i ; XX, ix, 1, 3; B. J„ IV, v

APPENDICE. ^2

naît «n concierge ou un domestique. Soutiendra-t-on aussi

qu'il y a là quelque allégorie mystique? Un r^^éi^J^Z

longtemps après les événements, et composant son ouvrage

ur des textes reçus, n'aurait pas écrit de la sorte Voï^

es synoptiques : tout chez eux est .combinj nawernent.

^ sentent auTsrr^ïî^^^^ «^-^ ^/^^

kblent bien n'être là que parce qu'ils sont vrais, tant ils

sont accidentés et à vive arête. '

\ 33 NOUS arrivons chez Pilate. La circonstance du v 28 a toute l'apparence de la vérité. Notre auteur est en contradilt^^ avec les synoptiques sur le jour où Jésus mourut Son lui ce fut le jour où l'on mangeait l'agneau, le U de ^an selon les synoptiques, ce serait le lendemain. Notre a t"; p ut bien avoir raison. L'erreur des synoptiques Clquerait tout naturellement parle désir que 1 on eut de faire de la dernière cène le festin pascal, afin de lui donner plus de solennité, et afin de conserver un motif Jour la célébration de la Pàque juive. U est très-vrai qu on peu dire aussi que le quatrième Évangile a place la mor au our où l'on mangeait l'agneau, afin d'inculquer 1 lae 1 Sus fut le véritable agneau pascal, idée qu'il avoue a Tendroit (xix, 36), et qui peut-être n'est pas étrangère

d'autres passages : xu , 1 ; xix, 29. Ce qui P-ve;^^^^^ tefois aue les synoptiques font ici violence a la réalité his

monial ordinaire de la Pàque, et non certes dune tr^^^d^^^^^^^ positive , je veux dire le chant de psaumes . Certaines Snst;nces rapportées par les synoptiques, par exe^^^^^ le trait de Simon de Cyrène revenant de ses travaux des

*, Matth., XXVI, 30; Marc, xiv, 20,

APPENDICE

VIE DE JESUS

champs, supposent ainsi que le crucifiement eut lieu avant le commencement de la période sacrée. Enfin on ne concevrait pas que les Juifs eussent provoqué une exécution, ni même que les Romains l'eussent faite, en un jour si solennel ^

§ 3^. J'abandonne les entretiens de Pilate et de Jésus, composés évidemment par conjecture, mais avec un sentiment assez exact de la situation des deux personnes. La question du v. 9 a encore son écho dans Luc, et comme d'ordinaire ce trait insignifiant devient chez le troisième évangéliste toute une légende*. La topographie et l'hébreu du v. 13 sont de bon aloi. Toute cette scène est d'une grande justesse historique, bien que les paroles prêtées aux personnages soient de la façon du narrateur. Ce qui concerne Barabbas, au contraire, est plus satisfaisant dans les synoptiques.rNotre auteur se trompe sans doute en faisant de cet homme un voleur. Les synoptiques sont bien plus dans la vraisemblance, en le présentant comme un personnage aimé du peuple et arrêté pour cause d'émeute) En ce qui concerne la flagellation, Marc et Matthieu ont aussi une petite nuance de plus. On voit mieux dans leur récit que la flagellation fut un simple préliminaire du crucifiement, selon le droit commun.fL'auteur du quatrième Évangile ne semble pas se douter que la flagellation supposait déjà une condamnation irrévocable. Cette fois encore, il marche tout à fait d'accord avec Luc (xxiii, 16); comme ce dernier, il cherche, en tout ce qui concerne Pilate, à excuser l'autorité romaine et à charger les Juifs.^

§ 35. Le trait minutieux de la tunique sans couture four-

i. Mischna, Sanhédnn, iv, i. Comp. Philon, /» Place, S iO. 8. Luc« XXIII, 6 et suiy.

„it aussi «n argument contre notre auteur. On ^r^ ^ conçu faute d'avoir bien saisi le parallélisme du Passage du ;: me xxu, qu'il cite. On a un exemple du J- BJ" 'd'erreur dans Matthieu, xx., 2-5. Peut-être -s^' la tun-que sans couture du grand prêtre (Josèphe. ArU., III. vn, h) elle pour quelque chose en tout ceci.

S 36. NOUS touchons à la plus grave objection cont,^ la véracité de notre auteur. Matthieu et Marc ne font assister n ciÎement que les femmes galilée-es compagnes inséparables de Jésus. Luc ajoute à ces femmes « tous les Insie la connaissance de Jésus » (.«v«, o. yv-;- SS) addition qui est en contradiction avec les deux Tremlrs Évangiles' et avec ce que Justin' --PP^^^ ia défection des disciples (ol r-i^^-'^^ -^^ ''«^^^/J ^^ le crucifiement. En tout cas. dans les trois premiers Évanïles ce groupe de personnes fidèles se tient « loin ,, de la dx eTne s'entretient pas avec Jésus. Notre Evangile ajou e i détails essentiels : 1- Marie, mère de Jésus, assiste ric Lent; 2- Jean y assiste aussi ; 3- tous soiU debou au pied de la croix ; Jésus s'entretient avec eux. et conf^ sa mère à son disciple favori. Chose singulière 1 « La mère des fli de Zébédée! ou Salomé . que Marc et Matthieu p ace^t parmi les femmes fidèles . est privée de ces honneurs Tns Te récit qu'on suppose avoir été écrit P- -/i^jj nom de Marie attribué à la sœur de Marie, mère de Jésus êfà^iique chose de singulier. Ici, je suis nettement Ï^S^oSqûein Que la connaissance de la présence

modifié en conséquence de Luc, xxiii, *j. v

note.

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