Testam. des douze pair., Juda
2. Act., II, 4: X, 44 et suiv.; xi, i 5; xix, 6 ; I Cor., xii-xiv.
[Aa34J LES APOTRES. 67
là S OU même la langue des anges ^ . Ces scènes bizarres^, qui amenèrent des abus, ne devinrent habituelles que plus tard^ Mais il est probable que, dès les premières années du christianisme, elles se produisirent. Les visions des anciens prophètes avaient souvent été accompagnées de phénomènes d'excitation nerveuse ^. L'état dithyrambique des Grecs •entraînait des faits du même genre ; là Pythie se servait de préférence de ces mots étrangers ou tombés en désuétude qu'on appelait, comme dans le phénomène apostoUque, glosses ^. Beaucoup des mots de passe du christianisme primitif, lesquels sont justement bilingues ou formés par anagrammes, tels que Ahhapater, Anathema Maranatha^, étaient peut-être sortis de ces accès bizarres, entremêlés de soupirs^, de gémis-
i. Marc, XVI, i7. Il faut se rappeler que, dans Tancien hébreu, comme du resle dans toutes les langues anciennes (voir mon Orig. du langage,^. 177 et suiv.), les mots désignant «étranger», « langue étrangère», venaient de mots qui signifiaient «bégayer», « balbutier », un idiome inconnu se présentant toujours aux peuples naïfs comme un bégayement indistinct. V. Isaïe, xxviii, il; xxxiii, 19; I Cor., XIV, 21.