‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 428 sur 1128 · Rom., viii · texte numérisé non relu

Rom., viii

[An 34J

LES APOTRES

08 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [Au 34J

semenls étouffés, d'éjaculations, de prières, d'élans subits, que l'on tenait pour prophétiques. C'était comme une vague musique de l'àme, épandue en sons indistincts, et que les auditeurs cherchaient à traduire en images et en mots déterminés *, ou plutôt comme des prières de TEsprit, s' adressant à Dieu en une langue connue de Dieu seul et que Dieu sait interpréter 2. L'extatique, en effet, ne comprenait rien à ce qu'il disait, et n'en avait même aucune conscience \ On écoutait avec avidité, et on prêtait à des syllabes incohérentes les pensées qu'on trouvait sur-le-champ. Chacun se reportait à son patois et cherchait naïvement à expliquer les sons inintelligibles par ce qu'il savait en fait de langues. On y réussissait toujours plus ou moins, l'auditeur mettant dans ces mots entrecoupés ce qu'il avait au cœur.

L'histoire des sectes d'illuminés est riche en faits du même genre. Les prédicants des Cévennes offrirent plusieurs cas de « glossolalie » ^. Mais le fait

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