VIT
3. Par exemple, è^:axoiroç, peut-être xX^ipo;. V. Wescher, dans
la Revue archéoL, avril 1 866, et ci-dessous, p. 354.
[An 35] LES APOTRES. «^
moyen si cher aux anciennes républiques, qui ne s'y retrouve parfois 4. Moins âpre pourtant et moins soupçonneuse que les anciennes cités, l'Église déléguait volontiers son autorité; comme toute société théocratique, elle tendait à abdiquer entre les mains d'un clergé, et il était facile de prévoir qu'un ou deux siècles' ne s'écouleraient pas avant que toute cette démocratie tournât à l'oligarchie.
Le pouvoir qu'on prêtait à l'Église réunie et à ses chefs était énorme. L'Église conférait toute mission, se guidant uniquement dans ses choix sur des signes donnés par l'Esprit \ Som autorité allait jusqu'à décréter la mort. On racontait qu'à la voix de Pierre, des délinquants étaient tombés à la renverse et avaient expiré sur-le-champ ^ Saint Paul, un peu plus tard, ne craint pas, en excommuniant un incestueux, « de le livrer à Satan pour la mort de sa chair, afin que son esprit soit sauvé au grand jour du Seigneur ^ » . L'excommunication était tenue pour l'équivalent d'une sentence de mort. On ne doutait pas qu'une personne que les apôtres ou les chefs d'Église avaient retranchée du corps des saints et
\ . Act., I, 26. V. ci-dessous, p. 353.