‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 483 sur 1128 · AcL, VI, 8-vii · texte numérisé non relu

AcL, VI, 8-vii

3. Probablement des descendants des Juifs qui avaient été amenés à Rome comme esclaves, puis affranchis. Philon, Leg, ad Caiim, § 23; Tacite. Ann., II, 85.

LES APOTRES

avec passion que Jésus était le. Messie, que les prêtres avaient commis un crime en le mettant à mort, que les Juifs étaient des rebelles, fils de rebelles, des gens qui niaient l'évidence. Les autorités résolurent de perdre ce prédicateur audacieux. Des témoins furent apostés pour saisir eu ses discours quelque parole contre Moïse. Naturellement, ils trouvèrent ce qu'ils cherchaient. Etienne fut arrêté, et on l'amena devant le sanhédrin. Le mot qu'on lui reprochait était presque celui-là même qui amena la condamnation de Jésus ^. On l'accusait de dire que Jésus de Nazareth détruirait le temple , et changerait les traditions qu'on attribuait à Moïse. 11 est très-possible, en effet, qu'Etienne eut tenu un pareil langage. Un chrétien de cette époque n'aurait pas eu l'idée de parler directement contre la Loi, puisque tous l'observaient encore^ quant aux traditions, Etienne put les combattre^ comme l'avait fait Jésus lui-même; or, ces traditfons étaient follement rapportées à Moïse par les orthodoxes, et on leur attribuait une valeur égale à celle de la loi écrite 2.

Etienne se défendit en exposant la thèse chrétienne avec un grand luxe de citations de la Loi, des

Page 1