Ad., XXII
4. Le récit du chapitre ix des Actes semble ici composé de deux textes entremêlés; Tun, plus original, comprenant les versets 9, 12, 18; l'autre, plus développé, plus dialogué, plus légendaire, comprenant les versets 9, 10, 11, 13, 14, 15, 16, 17, 18. Le V. 12, en effet, ne se rallaclie ni à ce qui précède, ni à ce qui suit. Le récit xxii, 12-16, est p!us conforme au second des textes susmentionnés qu'au premier.
avait souvent entendu vanter les pouvoii^s miraculeux des nouveaux croyants à l'égard des maladies; ridée que l'imposition des mains le tirerait de l'état où il était, s'emi>ara de lui. Ses yeux étaient toujours fort enflammés. Parmi les images qui se succédaient en son cerveau S il crut voir Hanania entrer et lui faire le geste familier aux chrétiens. 11 fut persuadé dès lors qu'il devrait sa guérison à Hanania. Hanania fut averti; il vint, parla doucement au malade, l'appela son frère, et lui imposa les mains. Le calme, à partir de ce moment, rentra dans l'âme de Paul. 11 se crut guéri, et, la maladie étant surtout nerveuse, il le fut. De petites croûtes ou écailles •tombèrent, dit-on, de ses yeux 2; il mangea et reprit
des forces.
11 reçut le baptême presque aussitôt ^. Les doctrines de l'Église étaient si simples qu'il n'eut rien de nouveau à apprendre. 11 fut sur-le-champ chrétien et parfait chrétien. De qui d'ailleurs aurait-il eu à recevoir des leçons? Jésus lui-même lui était apparu. 11 avait eu sa vision de Jésus ressuscité, comme Jacques, comme Pierre. C'était par révélation immé-
1. Act., IX, 12. 11 faut lire àv^p* h o?â{i.aTi, comme porto le manuscrit B du Vatican. Comp. verset 10.