‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 55 sur 1128 · Pirké Ahoth, i · texte numérisé non relu

Pirké Ahoth, i

4. Sagesse, ch. ii-vi; viii, 43 ; Pirké Aboth, iv, 46; /)« ratioms xmperio, attribué à Josèphe, 8, 43, 46, 48. Encore faut-il remarquer que l'auteur de ce dernier traité ne fait valoir qu'en seconde ligne le motif de rémunération personnelle. Le principal mobile des martyrs est l'amour pur de la Loi, l'avantage que leur mort

n ORIGINES DC CHRISTUNISHB.

sont connus de Dieu S» voilà leur récompense. D'autres, les pharisiens surtout, eurent recours au dogme de h résurrection*. Les justes revivront pour participer au règne messianique. Ils revivront dans leur chair, et en vue d'un monde dont ils seront les rois et les juges ; ils assisteront au triomphe de leurs idées et à l'humiliation de leurs ennemis.

On ne trouve chez l'ancien peuple d'Israël que des traces tout à fait indécises de ce dogme fondamental. Le sadducéen, qui n'y croyait pas, était, en réalité, fidèle à la vieille doctrine juive ; c'était le pharisien, partisan de la résurrection, qui était le novateur. Mais, en religion, c'est toujours le parti ardent qui innove; c'est lui qui marche, c'est lui qui tire les conséquences. La résurrection, idée totalement différente de l'immortalité de Tâme, sortait d'ailleurs très-naturellement des doctrines antérieures et de la situation du peuple. Peut-être la Perse y fournitelle aussi quelques éléments'. En tout cas, se com-

procurera au peuple et la gloire qui s'attachera à leur nom. Comp. Sagesse, Vf, \ et sm\.\ Eccli., ch. xliv et suiv.; Jos, B,J,. II, VIII, 40; m, VIII, 5.

\, Sagesse, iv, h ; De rat. imp., 16, 18.

î. II Macch., VII, 9, 14; xii, 43-44.

3. Théopompe, dans Diog. Laert., proœm., 9.^Boundehesch, c. XXXI. Les traces du dogme de la résurrection dans l'Avesta sont très-douteuses.

VIE DE JÉSUS

binant avec la croyance au Messie et avec la doctrine d'un prochain renouvellement de toute chose, le dogme de la résurrection forma la base de ces théories apocalyptiques qui, sans être des articles de foi (le sanhédrin orthodoxe de Jérusalem ne semble pas les avoir adoptées), couraient dans toutes les imaginations et produisaient d'un bout à l'autre du monde juif une fermentation extrême. L'absence totale de rigueur dogmatique faisait que des notions fort contradiptoires pouvaient être admises à la fois, même sur un point aussi capital. Tantôt le juste devait attendre la résurrection S tantôt il était reçu dès le moment de sa mort dans le sein d'Abraham*. Tantôt la résurrection était générale % tantôt elle était réservée aux seuls fidèles * . Tantôt elle supposait une terre renouvelée et une nouvelle Jérusalem, tantôt elle impliquait un anéantissement préalable de l'univers.

Jésus, dès qu'il eut une pensée, entra dans la brûlante atmosphère que créaient en Palestine les idées que nous venons d'exposer. Ces idées ne s'enseignaient à aucune école ; mais elles étaient dans Tair,

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