Voir ci-desfous, p. ^33, noie
[An 41j
LES APOTRES
hablement les derniers descendants de ces Syriens antérieurs à Séleucus, de ces faubouriens ou pagani de Ghisira, Gharandama, etc. i, qui firent dès les premiers siècles Église à part, furent persécutés par les empereurs orthodoxes comme hérétiques, et s'enfuirent dans le Liban 2, où, en haine de l'Église grecque et par suite d'affinités plus profondes, ils firent alliance avec les latins.
Quant aux Juifs convertis d'Antioche, ils furent aussi très-nombreux ^. Mais on doit croire qu'ils acceptèrent tout d'abord la fraternité avec les gentils^. G'est sur les bords de l'Oronte que la fusion religieuse des races, rêvée par Jésus, disons mieux, par six siècles de prophètes, devint une réalité.
1. Le type des Maronites se retrouve d'une manière frappante dans toute la région d'Antakich, de Soueidieli et de Beyian.
2. F. Naironi^ Evoplia fidei calhol, (Romœ, 1694;, p. 58 et suiv., et l'ouvrage de S. Ém. Paul-Pierre Masad, patriarche acluel des Maronites, intitulé Kilâb ed-durr el-manzouni (en arabe, imprimé au couvent de Tamisch dans le Kesrouan, 4863).