Talmud de Babylooe, Baba kama, 413 a; Schabbath
2. Jos.,^n^, XVin, I, 4 et 6; XX, v, I; B./.,II, viii, 4 ; VU, Tiii, 4 ; Act., V, 37. Avant Juda le Gaulonite, les Actes placent un autre «agitateur, Theudas; mais c'es* là un anachronisme : le mouvement de Theudas eut lieu Tan 44 de l'ère chrétienne (Jos., iln^^XX, V, I).
chef d'une secte galiléenne, préoccupée de messianisme, et qui aboutit à un mouvement politique. Le procurateur Goponius écrasa la sédition du Gaulonite ; mais l'école subsista et conserva ses chefs. Sous la conduite de Menahem, fils du fondateur, et d'un certain Éléazar, son parent, on la retrouve fort active dans les dernières luttes des Juifs contre les Romains *. Jésus vit peut-être ce Juda, qui eut une manière de concevoir la révolution juive si différente de la sienne ; il connut en tout cas son école , et ce fut probablement par réaction contre son erreur qu'il prononça l'axiome sur le denier de César. Le sage Jésus , éloigné de toute sédition , profita de la faute de son devancier, et rêva un autre royaume et une autre délivrance.
La Galilée était de la sorte une vaste fournaise, fou s'agitaient en ébullition les éléments les plus di- ^ vers*. Un mépris extraordinaire de la vie, ou, pour r* mieux dire, une sorte d'appétit de la mort fut la conséquence de ces agitations'. L'expérience ne compte
4. Jos., AnL, XX, v, 2; B. /., Il, xxii, 8 et suiv.; VU, vin el
suiv.
2. Luc, xiii, 4. Le mouvement galiléen de Juda, fils d'Ézéchias, ne paraît pas avoir eu un caractère religieux-, peut-être, cependant, ce caractère a-t^il été dissimulé par Josèphe {Ant., XVII,