Jos., B. J., m, m
3. On peut se les figurer d'après quelques enclos des environs de Nazareth. Cf. Cani. cant,, ii, 3, 5, 13; iv, 13; vi, 6, 10; vu, 8, 12; VIII, 2, 5; Anton. Martyr, /. c. L'aspect des grandes métairies s'est encore bien conservé dans le sud du pays de Tyr ^ancienne tribu d'Aser). La trace de la vieille agriculture palestinienne, avec ses ustensiles taillés dans le roc (aires, pressoirs, silos, auges, meules, etc.), se retrouve du reste à chaque pas
i. Matth., IX, 17; xi, 19; Marc, ii, 22; Luc, v, 37; vu, 34; Jean, II, 3 et suiv.
reuse, à la pesante gaieté des Flamands. Elle se spiritualisait en rêves éthérés, en une sorte de mysticisme poétique confondant le ciel et la terre. Laissez Taustère Jean-Baptiste dans son désert de Judée, prêcher la pénitence, tonner sans cesse, vivre 'Je sauterelles en compagnie des chacals. Pourquoi les compagnons de l'époux jeùneraient-ils pendant que répoux est avec eux? La joie fera partie du royaume de Dieu. N'est-elle pas la fille des humbles de cœur, des hommes de bonne volonté?
Toute l'histoire du christianisme naissant est devenue de la sorte une délicieuse pastorale. Un Messie aux repas de noces, la courtisane et le bon Zachée appelés à ses festins, les fondateurs du royaume du ciel comme un cortège de paranymphes : voilà ce que la Galilée a osé , ce qu'elle a fait accepter. La Grèce a tracé de la vie humaine , par la sculpture et la poésie , des tableaux admirables , mais toujours sans fonds fuyants ni horizons lointains. Ici manquent le marbre , les ouvriers excellents , la langue exquise et raffinée. Mais la Galilée a créé à rétat d'imagination populaire le plus sublime idéal ; car derrière son idylle s'agite le sort de l'humanité, et la lumière qui éclaire son tableau est le soleil du royaume de Dieu.
Jésus vivait et grandissait dans ce milieu enivrant.
VIE DE JESUS
Dès son enfance, il fit presque annuellement le voyage de Jérusalem pour les fêtes*. Le pèlerinage était pour les Juifs provinciaux une solennité pleine de douceur. Des séries entières de psaumes étaient consacrées à chanter le bonheur de cheminer ainsi en famille*, durant plusieurs jours, au printemps, h travers les collines et les vallées, tous ayant en perspective les splendeurs de Jérusalem, les terreurs des parvis sacrés, la joie pour des frères de demeurer ensemble'. La route que Jésus suivait d'ordinaire dans ces voyages était celle que l'on suit aujourd'hui, par Ginœa et Sichem*. De Sichem à Jérusalem, elle est fort sévère. Mais le voisinage des vieux sanctuaires de Silo, de Béthel, près desquels on passe, tient l'âme en éveil. Ain-el-IIaramié , la dernière étape % est un lieu mélancolique et charmant, et peu