‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 640 sur 1128 · LÉGISLATION RELIGIEUSE DE CE TEMPS · texte numérisé non relu

LÉGISLATION RELIGIEUSE DE CE TEMPS

1/Empire, au premier siècle, tout en se montrant hostile aux innovations religieuses qui venaient do l'Orient, ne les combattait pas encore d'une manière constante. Le principe de la religion d'État était assez mollement soutenu. Sous la République, à'diverses reprises, on avait proscrit les rites étrangers, en particulier ceux de Sabazius, d'Isis , de Sérapis ^. Cela fut fort inutile. Le peuple était porté vers ces cultes comme par un entraînement irrésistible 2. Quand on décréta, l'an de Rome 535, la démolition du temple

4. ValèreiMax., I, iii;Tite Live, XXXIX, 8-18; Cicéron, De legibus, 11, 8; Denys d'Halic, 11, 20; Dion Cassius, XL, 47; XLII, 26; Tertullien, ApoL, 6; Adv. nationes, I, 10.

2. Properce, IV, i, 17; Lucain, Vllf, 831; Dion Cassius, XLVH,

15; Arnobe, II, 73.

[An 45J

LES APOTRES

d'Isis et de Sérapis, on ne trouva pas un ouvrier pour se mettre à l'œuvre, et le consul fut obligé de briser lui-même la porte à coups de hache ^. 11 est clair que le culte latin ne suffisait plus à la foule. On suppose» non sans raison , que ce fut pour flatter les instincts populaires que César rétablit les cultes d'Isis et de Sérapis 2.

Avec la profonde et libérale intuition qui le caractérise, ce grand homme s'était montré favorable à une complète liberté de conscience^. Auguste fut plus attaché à la religion nationale ^. Il avait de l'antipathie pour les cultes orientaux 2; il interdit même la propagation des cérémonies égyptiennes en Italie ^; mais il voulut que chaque culte, le culte juif en particulier, fût maître chez lui 7. H exempta les juifs de tout ce qui eût blessé leur conscience, en particulier de toute action civile le jour du sabbat ^. Quelques personnes de son entourage montraient moins de tolérance et auraient volontiers fait de lui

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