Ibid., XVI, VI
[An ib]
un persécuteur religieux au profit du culte latin*. Il ne paraît pas avoir cédé h ces conseils funestes. Josèphe, suspect d'exagération en ceci, veut même qu'il ait fait des dons de vases sacrés au temple de Jérusalem -.
Ce fut Tibère qui le premier posa le principe de la religion d'État avec netteté, et prit des précautions sérieuses contre la propagande juive et orientale •'^. Il faut se rappeler que l'empereur était « grand pontife )), et qu'en protégeant le vieux culte romain, il semblait accomplir un devoir de sa charge. Caligula retira les édits de Tibère^; mais sa folie ne permettait rien de suivi. Claude paraît avoir imité la politique d'Auguste. A Rome, il fortifia le Culte latin, se montra préoccupé des progrès que faisaient les religions étrangères ^, usa de rigueur contre les juifs^, et poursuivit avec acharnement les confréries'. En