‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 656 sur 1128 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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OniGIiNES DU CHRISTIANISME.

[An 45]

LES APOTRES

le siècle, aversion pour les jeux, les théâtres, les gymnases, les bains *.

En un mot, les païens étaient le monde; les chrétiens n'étaient pas du monde. Ils étaient un petit troupeau à part, haï du monde, trouvant le monde mauvais 2, cherchant à « se garder immaculé du monde ^ ». L'idéal du christianisme sera le contraire de celui du mondain^. Le parfait chrétien aimera l'abjection; il aura les vertus du pauvre, du simple, de celui qu ne cherche pas à se faire valoir. Mais il aura les défauts de ses vertus; il déclarera vaines et frivoles bien des choses qui ne le sont pas; il rapetissera l'univers; il sera l'ennemi ou le contempteur de la beauté. Un système où la Vénus de Milo n'est qu'une idole est un système faux ou du moins partiel; car la beauté vaut presque le bien et le vrai. Une décadence dans l'art est, en tout cas, inévitable avec de pareilles idées. Le chrétien ne tiendra ni à bien bâtir, ni à bien sculpter, ni à bien dessiner; il est

i. Tacite, Amu^XV, 44; ?\inG, Epis L,X, 97; Suétone, Ne'rofi, 16; Domit., 15; \e Philopatris, entier; Rutilius Numatianus, I, 389 et suiv. ; 440 et suiv.

2. Jean, xv, 17 et suiv.; xvi, 8 et suiv., 33 , xvii, 15 et suiv.

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