Porto-Costanzo. à deux lieues au nord de Famagouste. La
ville a presque disparu.
S. Aujourd'hui , Baplio.
3. Strabon, XIV, v., 3; carte de Peulinger, segm.ix, f; Pline, V 35; Ptolémée, V, xiv, 1 ; Pomponius Mêla, II, vu, S.
4. La province, en effet, était sénatoriale. Strabon, XIV, vi, 6 ; XVII, m, 25; Dion Cassius, LIV, 4; monnaies proconsulaircs de Chypre; Corp. inscr. gr., n" 2632.
6. Sergius Paulus est inconnu d'ailleurs. 11 faut se rappeler que
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vent aux Romains, s'être laissé amuser aux prestiges et aux croyances superstitieuses du pays où le hasard l'avait porté '. Il avait auprès de lui un juif, nommé Barjésu, qui seïaisait passer pour magicien et se donnait un titre qu'on explique par élim ou « sage ' » . Il se produisit là, dit-on, des scènes analogues à celles qui eurent lieu à Sébaste entre les apôtres et Simon le magicien'. Barjésu fit une ardente opposition à Paul et à Barnabe. La tradition prétendit plus tard que l'en-
les proconsuls des provinces sénatoriales étaient , sauf de rares exceptions, annuels et que Chypre était la plus petite des provinces romaines. Les textes , les monnaies proconsulaires et les inscriptions de Chvpre ne permettent pas de dresser une liste tant soil peu complète des proconsuls de cette île. On peut, sans invraisemblance, identifier le personnage des Actes avec le naturaliste du même nom cité par Pline [index des auteurs en tête du livre II et du livre XVUI). Lucius Sergius Paulus, consul l'an 168, et sa fille Sergia Paulina , qui donnèrent leur nom à un célèbre collège domestique (Orelli, 2414, 49:18; Gruter, 1117,7; Fabretti, Inscr. dom p 146, n° 178; Amaduzzi, Anecd. liU., I, p- 476, n" 39, 40- Otto lahn. Spécimen epigraph.. p. 79 et suiv.), étaient trèsprôbablemenl des descendants de notre Sergius Paulus. Borgl.es. , Fastes consul, [encore inédits], à l'année 168. 1. Comp. Jos., Ant., XX, vu, 2.
') Mot arabe dont le pluriel est ouléma. Le mot n'ex.ste m en hébreu, ni en araméen ; ce qui rend fort douteuse cette étymologie
3 Le parallélisme des deux récits soulève bien quelques doutes sur la crédibilité de tout l'épisode. 11 semble qu'en plusieurs points on a cherché à modeler la légende de Paul sur celle de P.erre.
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OKIGINES DU CIIRlSrlANISME. [A« «)
jeu de cette lutte était la conversion du proconsul On raconta que, dans une discussion publique Paul, pour réduire son adversaire, fut obligé de le rapper d'une cécité temporaire, et que le proconsul , emu de ce prodige, se convertit. ^
La conversion d'un Romain de cet ordre, a cette époque, est chose absolument inadmissible ' Pau prit sans doute pour de la foi les -rques d m e.t que lui donnaSergius ; peut-être même pnt-U de 1 ironie pour de la bonté. Les Orientaux ne comprennent pas l'ironie. Leur maxime, d'ailleurs, est que celui qui n'est pas contre eux est pour eux. La curiosité témoignée par Sergius Paulus aura passé aux yeux d^s ^ssionnairespour une disposition favorable". Comme
tr 0 oter .le montrer les magistrats romains favorables au r„«:„ et par le désir de poser tout d'a.ord saint Pa. en BDÔlre des gentils. Ailleurs encore, nous verrons pe.cer chez e I aJr des Actes ce naïf sentiment qui rend l'homme du peu e fier d avoir eu des rapport avec les hommes célèbres ou m.por- Jnts II semble qu'il vouhU répondre à des adversa.res qu> sou- Tnaienl ql les détiens étaient tous des gens de bas éUge, sans accointances et sans aveu.