Talmud de Jéru«îalem, Pcah, i, I
VIE DE JfiSUS.
la poutre de ton œil , et alors tu pepseras à ôter la paille de l'œil (Je \9n frère\ w
Ces leçons, longtemps renfermées dans le cœur du jeune maître, groupaient déjà quelques initiés. L'esprit du siècle était aux petites Églises ; c'était le temps des esséniens et des thérapeutes. Des rabbis ^yant chacun leur enseignement, Schemaïa, AbtaHon, Hillel, Schammaï, Juda le Gaulonite, Gamaliel , tant d'autres dont les maximes remplissent le Tahnud *, s'élevaient de toutes parts. On écrivait très-peu ; les docteurs juifs de ce temps ne faisaient pas de livres : tout se passait en conversations et en leçons publiques, auxquelles on cherchait à donner un tour facile à retenir'. Le jour où le jeune charpentier de Nazareth commença à produire au dehors ces maximes, pour la plupart djy^ dues, mais qui, grâce à lui, devaient régénérer le monde, ce ne fut donc pas un événement. C'était un rabbi de plus (il est vrai, le plus charmant de tous) , et autour de lui quelques jeunes gens avides de l'entendre et cherchant l'inconnu. L'inattention des
4. Matth., vu, !4-5 ; Luc, vi, 41 et suiv. Comparez Talmud d^ Bnbylone, Baba bathra,\o b; Erachin, 16 6.