Parmi les œuvres de Josèphe
66 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 51]
non en tant que mosaïsme, qu'il devait devenir la religion universelle de l'humanité. « Aime tous les hommes, disait HiUel, et rapproche-les de la Loi; ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fît. Voilà toute la Loi ; le reste en est le commentaire'. » Qu'on lise les traités de Philon, intitulés « De la vie contemplative >> ou « Que tout honnête homme est Hbre .. ; qu'on lise même certaines parties des vers sibyllins écrites par des juifs% on est porté dans un ordre d'idées qui n'a rien de spécialement juif, dans un monde de mysticité générale qui n'est pas plus juif que bouddhiste ou pythagoricien. Le Pseudo-Phocylide va jusqu'à supprimer le sabbat ! On sent que tous ces hommes ardents pour l'amélioration de l'humanité voulaient réduire le judaïsme à une morale générale, le dégager de tout ce qu'il a de particulier, de tout ce qui fait de lui un culte
limité.
Trois raisons capitales , en effet , faisaient du judaïsme quelque chose de très -fermé : c'étaient la circoncision, la défense des mariages mixtes et la