Comp. ICor., vu
79 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 51J
la population est juive, et où la richesse est entre des mains juives , le commerce vivant de la société est par là rendu impossible. L'antiquité se plaignait déjà de ces entraves \ Une loi juive, reste des siècles reculés durant lesquels les soins de propreté furent une partie essentielle de la législation religieuse , frappait le porc d'une note d'infamie, qui n'avait aucune raison d'être en Europe. Cette vieille antipathie, trace d'une origine orientale, paraissait puérile aux Grecs et aux Romains *. Une foule d'autres prescriptions venaient d'un temps où l'une des préoccupations des civilisateurs fut d'empêchei' leurs subordonnés de manger des choses immondes, de toucher des charognes. L'hygiène du mariage, enfin , avait donné lieu pour les femmes à un code d'impuretés légales assez compliqué. Le propre de ces sortes de prescriptions est de survivre au temps où elles ont eu raison d'être, et de devenir à la longue aussi gênantes qu'elles ont pu être à l'origine bonnes et salutaires.
Une circonstance particulière donnait aux prescriptions sur les viandes beaucoup de gravité. Les viandes provenant des sacrifices faits aux dieux