‹ Histoire des origines de Christianisme [microform]Chapitre 804 sur 1128 · I Cor., IX · texte numérisé non relu

I Cor., IX

3. Voir surtout sa réponse en ce qui concerne les viandes sacrifiées aux idoles. 1 Cor., viii, 4 et suiv.; x, 49 et suiv.

SO ORIGINES DU CHniSTIANISME. [An 51)

La concession capitale qu'impliquait la circoncision de Titus désarma bien des haines. On convmt que, dans les pays éloignés où les nouveaux convertis n'avaient pas de rapports journaliers avec les iuifs, il suffirait qu'ils s'abstinssent du sang, amsi que des viandes offertes en sacrifice aux dieux ou suffoquées, et qu'ils observassent les mêmes lois que les juifs sur le mariage et les rapports des deux sexes . L'usage de la viande de porc, dont l'interdiction était partout le signe du judaïsme, fut laissé hbre. C'était à peu près l'ensemble des préceptes noacht- ^lues, c'est-à-dire qu'on supposait avoir été révèles

pI"udo-p'hoc Ude. vers nSetsuiv.; Pseudo-Héraciile r lettre \::^L jlive ou chrétienne), U.ne 85 (édition de Bernays) ; PseudoXlément, Homa. vn, 4, 9: Reccgn., '^''^f^J^^\l ,0- IX 29; ConstU. aposL.yi, 12; C«no«es«post., canon 63 ûrdo)-; lettre des Églises de Lyon et de Vienne dans E sèbe , H. E., V, ^ ; Tertullien, Apol, 9; Mmut.us FeUx 3 • Su ,e sens du mot «fvsîa, comp. I Cor., v, ^, et Le.t., x^ n^ Ce mot ne peut signi6er seulement les mariages m.xtcs; c I Co . .... L-interdictîon de manger du sang tomba vi. en ^ue u chez les Latins (saint Aug., Contra Famlum. XXXII, 13). Ma.» elle se conserva chez les Grecs (conc. de Gangres, canon 18- Novelles de Léon le Philosophe, const. 58: Harménopule, £p«(ome canonum, sect. V, tit. v, n- 1 4, p. 65-66 (Freher); Coteher, Eccl ,rœcœ momm.. t. IH, P- o04-505, 668-669; De S" Théodore, vers 253 , dans Wernsdorf , Manuelis Philœ carmina grœca. p. 46.

[An 5IJ SAINT PAUL. 01

à Noé, et qui étaient imposés à tous les prosélytes*. L'idée que la vie est dans le sang, que le sang c'est l'âme même, inspirait aux juifs une extrême horreur pour les viandes non saignées. S'en abstenir était pour eux un précepte de religion naturelle ^ On supposait les démons particulièrement avides de sang, en sorte qu'en mangeant de la viande non saignée, on risquait d'avoir pour compagnon de bouchée un démon \ Un homme qui, vers le même temps, écrivit sous le nom usurpé du célèbre moraliste grec Phocylide un petit cours de morale naturelle juive, simplifiée à l'usage des non -juifs*, s'arrêtait à des solutions analogues. Cet honnête faussaire n'essaye nullement de convertir son lecteur au judaïsme; il cherche seulement à lui inculquer les « préceptes noachiques )> et quelques règles juives bien adoucies sur les viandes et sur le mariage. Les premières de ces règles se réduisent pour lui à des

\, Talm. de Bab., Sanliédrin, S6 6.

2. Genèse, ix, 4; Lévit.,xvii, 14; Livre de jubilés, c. 7 (Evvald,

Jahrh., années 2 et 3).

Page 1