Origène, Contre Celse,yi\l
4. Poma vcuOsTaov, vers 139, 145, 147, 148 (Bernays, Ueher dus phokyl. Gedicht). La correspondance apocryphe d'Heraclite, composée en grande partie au i" siècle de notre ère, montre par moments une tendance analogue. Cf. J. Bernays, Die heraklilisclien Driefe (Berlin, 1869), p. 26 et suiv., 68, 72 et suiv.
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„ OniGlNKS DO CHBISTIANISME. [An M]
conseils d'hygiène et de convenance ^li— ire^^ l'abstinence de choses repoussantes ou malsame es secondes portent sur la régularité et la pur^e des rapports sexuels Moût le reste du ntuel jmf
est réduit à néant.
Du reste, ce qui sortit de l'assemblée de Jérusalem ne fut convenu que de vive voix et même ne fut nas libellé d'une manière bien stricte , car nous y verrons déroger fréquemment ^ L'idée de canons dogmatiques émanant d'un concile n'était pas encore de ce temps. Avec un bon sens profond ces gens simples atteignirent le plus haut degré de la politique, lis virent que le seul moyen d'échapper aux grandes questions est de ne pas- les résoudre , de
,. voema ^'*-''; J-J.*^,;' f^'^^^^^ ,.„.,. „ est impo.-
9 Comp. surtout Acl,, x>, 2'^, ei i v.ui , sible d'aclLttro l'authenticité textuelle du décret rapporte .Ic^ XV .3- 9, d'abord, parce que saint Paul, Gai., n, invoquera, un teutre s'il avait Txisté; r parce que Gai., n, ^^ et su.v., n 1 d sens si un tel décret eût été porté; 3» parce que le recU
Tt U 18 et suiv. et même xv,, 3, ne s'expliquent pas da- Ad.. XXI, 18 et suiv. ^^ ^^^^ ^^^
vantage en cette hypothèse ,. P - q- ^^^^^^.^^.^^ ^^.^^
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concevrait pas si la question avait été -^^^^^ f J^f ^^^^^^^^ des personnes telles que Jacques et Pierre, dont le part, judeo chrétien proclamait la suprême autorité.
[An 51] SAINT PAUL. ^
prendre des moyens termes qui ne contentent personne, de laisser les problèmes s'user et mourir faute de raison d'être.
On se sépara content. Paul exposa à Pierre, Jacques et Jean l'Évangile qu'il prêchait aux gentils ; ceux-ci l'approuvèrent complètement, n'y trouvèrent rien à reprendre, n'essayèrent non plus d'y rien ajouter ^ On donna hautement la main à Paul et à Barnabe, on admit leur droit divin immédiat à l'apostolat du monde païen ; on leur reconnut une sorte de grâce particulière pour ce qui était l'objet spécial de leur vocation. Le titre d'apôtre des gentils, que saint Paul s'attribuait déjà, lui fut, à ce qu'il assure', officiellement confirmé, et sans doute on lui accorda, au moins par aveu tacite , le fait auquel il tenait le plus, savoir qu'il avait eu sa révélation spéciale aussi directement que ceux qui avaient vu Jésus, en d'autres termes, que sa vision du chemin de Damas valait les autres apparitions du Christ ressuscité. On ne demanda en retour aux trois repré-
4. Gai., II, 2, 6 et suiv. Cf. le Krlpu^H-» n*^^'-'', cité par l'auteur du De non ilerando baptismo, à la suite des Œuvies de saint Cyprien, édit. Rigault, Paris, 1648, append., p. 139.
2. Gai., II, 7-9. II est probable que la mémoire de Paul le ser'i'ait ici conformément aux intérêts de sa thèse et l'induisait en quelque exagération.
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sentants de l'Église d'Antioche que de ne pas oublier les pauvres de Jérusalem. L'Eglise de cette ville, en effet, par suite de son organisation communiste , de ses charges particulières et de la misère qui régnait en Judée, continuait d'être aux abois Paul et son parti accueillirent avec empressement cette idée. Ils espérèrent par une sorte de contribution fermer la bouche au parti hiérosolymite intolérant et le réconcilier avec la pensée qu'il existait des Églises de gentils. Au moyen d'un léger tribut, on achetait la liberté de l'esprit et l'on restait en communication avec l'Église centrale, hors de laquelle on n'osait espérer de salut ' .
Pour qu'aucun doute ne restât sur la reconcihation, on voulut que Paul, Barnabe et Titus retournant à Antioche, fussent accompagnés de deux des principaux membres de l'Église de Jérusalem, uda Bar-Saba et Silvanus ou Silas , chargés de desavouer les frères de Judée qui avaient jeté le trouble dans l'ÉgUse d'Antioche, et de rendre témoignage a Paul et à Barnabe, dont on reconnaissait les services et le dévouement. La joie à Antioche fut trèsgrande. Juda et Silas avaient le rang de prophètes; leur parole inspirée fut extrêmement goûtée de
h. Gai., II, 2.
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l'Église d'Antioche. Silas se plut tant dans cette atmosphère de vie et de liberté qu'il ne voulut plus retourner h Jérusalem. Juda revint seul vers les apôtres, et Silas s'attacha à Paul par des Hens, chaque jour plus intimes, de confraternité ^