Le mot xûionavo;, antérieurement formé (voir les Apôtres
100 ORIGINES DU CHRISTIANISME. . [An 5i]
sans doute dans le quartier juif de Rome des rixes, des querelles, des scènes analogues, en un mot, à celles qui s'étaient déjà passées à Damas, à Antioche de Pisidie, à Lystres. Voulant mettre fin à ces désordres, ia police put prendre un arrêté pour l'expulsion des perturbateurs. Les chefs de la police se seront enquis superficiellement de l'objet de la querelle , qui les intéressait assez peu; un rapport adressé au gouvernement aura constaté que les agitateurs s'appelaient christiani', c'est-à-dire partisans d'un certain Chrislus; ce nom étant inconnu, on l'aura changé en Chreslm, par suite de l'habitude qu'ont les personnes peu lettrées de donner aux noms étrangers une forme appropriée à leurs habitudes ^ De là
p. 234), prouve que, dès cette époque, le nom le plus ordinaire pour désigner Jésus était Xpiarô;. Cf. Pline, Episl.. X , 97. Saint Paul, en ses épîtres, réunit d'ordinaire les deux noms; quelquefois il se sert isolément de chacun d'eux.