Épiph., Adv. hœr., xix, xxx, un
iOI ORIGINES DU CHRISTIANISME.
sîoD. Les ablutions étaient déjà familières aux Juifs, comme à toutes les religions de rOrieat*. Les essénipns leur avaient donné une extension particulière*. Le baptême était devenu une cérémonie ordinaire de l'introduction des prosélytes dans le sein de la religion juive, une sorte d'initiation*. Jamais pourtant, avant notre baptiste, on n'avait donné à l'immersion cette importance ni cette forme. Jean avait fixé le théâtre de son activité dans la partie du désert de Judée qui avoisine la mer Morte*. Aux époques oîi il administrait le baptême, il se transportait aux bords du Jourdain*, soit à Béthanie ou Béthabara*, sur la rive orientale, probablement vis-à-vis de Jéri-
1. Marc, VII, 4; Jos., Ant., XVIII, v, 2; Justin, Dial. cum Tryph., 17, 29, 80; Epiph., Adv. hœr., xvii.